Portrait

Simon Barbeau, PDG de Brandt, défend l’électroménager français

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Simon Barbeau, PDG de Brandt

Il a convaincu son actionnaire algérien que Brandt peut encore produire en France à un coût compétitif. Depuis 2018, Simon Barbeau, polytechnicien de 43 ans, préside à la destinée de l’un des vestiges de l’électroménager tricolore, qui exploite aussi les marques Vedette, Sauter et De Dietrich.

Le patron de la filiale électroménager du conglomérat familial Cevital a obtenu du PDG, Issad Rebrab, qu’il investisse 10 millions d’euros en France.

Des investissements destinés aux usines d’Orléans (Loiret) et de Vendôme (Loir-et-Cher), spécialisées dans les fours et les tables à induction. "On ne peut plus fabriquer en France des produits mondiaux comme les lave-linge, qui sont les mêmes en Asie et en Europe, argumente cet ancien de Renault. En revanche, c’est possible pour des produits avec un savoir-faire, un héritage et des innovations."

Ce Nantais amoureux de l’Atlantique, qui a fait des allers-retours entre l’industrie et les cabinets de conseil (Oliver Wyman, PwC), a mûri les stratégies de développement de SEB, puis de Brandt. "Nous ne pouvons plus mener tous les combats, sur tous les segments. Nous avons fait le choix de la cuisson, ce qui suppose d’abandonner d’autres positions", résume Simon Barbeau, qui affiche de beaux résultats. Sous sa direction, Brandt a repris son leadership dans les appareils de cuisson en France et anticipe une croissance de 40 à 50 % par rapport à 2020.

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