Nouveau coup dur pour l'un des fleurons de l’industrie allemande. Siemens a annoncé mardi 18 mars la suppression de plus de 6000 postes à travers le monde d’ici à 2027, soit 2% de ses effectifs dans le monde. Face à la baisse de la demande et la pression concurrentielle de la Chine, le groupe veut ajuster ses capacités de production et redéployer ses ressources pour se concentrer sur les secteurs en croissance.
Pas de licenciement pour l'instant
Les coupes concerneront l'automatisation industrielle (5600 postes supprimés), et l’activité de recharge de véhicules électriques (450 postes). Une grande partie des postes seront supprimés en Allemagne. «La baisse de la demande principalement sur les marchés clés que sont la Chine et l'Allemagne a considérablement réduit les commandes et les revenus dans le secteur», précise le groupe qui veut «renforcer [sa] compétitivité future».
La situation transparait dans les résultats financiers du groupe avec un bénéfice d'exploitation trimestriel de 2,5 milliards d'euros, contre 2,7 milliards d'euros un an plus tôt. Sans surprise, les difficultés concernent particulièrement la division "industrie numérique", qui a vu ses ventes chuter de 8% lors de l'exercice 2024, notamment à cause de la baisse des commandes dans la deuxième puissance économique mondiale. Pour 2025, les prévisions ne sont guère plus optimistes et Siemens table sur une diminution supplémentaire des revenus de cette division pouvant atteindre 6%.
Malgré cette vague de suppressions, le groupe allemand insiste sur le fait qu’il ne s’agira pas de licenciements. «Les sites allemands vont supporter plus de la moitié de ces réductions d'effectifs prévues, mais nous chercherons à redéployer les employés dans d'autres secteurs en croissance», certifie le groupe allemand. Le secteur industriel du pays, déjà frappé par plusieurs vagues de réductions d’effectifs dans d’autres grandes entreprises, peine à se relever de la récession qui frappe le pays depuis deux ans.



