La direction de Siemens Energy France a informé mardi 1er septembre les partenaires sociaux de l’usine Dresser Rand du Havre (Seine-Maritime) de la décision du groupe de mettre un terme à l’activité de compresseurs de l’usine qui emploie 300 salariés sur un total de 560.
"Nous allons arrêter l’activité la plus exposée aux aléas du marché du pétrole, c’est-à-dire la production de compresseurs", a expliqué à l’Usine Nouvelle Samuel Morillon, président de Siemens Energy France. "Mais nous conservons la production de petites turbines pour les centrales à gaz ainsi que l’activité de maintenance et de service, ce qui représente 260 salariés".
Evoquant une "nécessaire transition des métiers carbonés vers les métiers de demain", le dirigeant fait le pari qu’une partie des 300 salariés touchés par l’arrêt de l’activité compresseurs - métiers à forte technicité - trouvera sa voie dans les métiers de l’éolien offshore au Havre.
Des reclassements... mais pas à court terme
Siemens Gamesa, société sœur de Siemens Energy France, commence en effet la construction sur le port du Havre d’une usine d’éoliennes offshore. Cette usine qui fabriquera des pales et assemblera des nacelles d’éoliennes - avec 750 emplois directs et indirects - démarre tout juste son processus de recrutement. "Beaucoup de métiers vont s’ouvrir. Il y aura des formations à prévoir. Mais tout cela prendra du temps. Cela ne se fera pas en jour", prévient Samuel Morillon. Le groupe précise par ailleurs que les salariés de Dresser-Rand auront une "priorité à l’information" sur les postes à pourvoir au sein de la société sœur Siemens Gamesa. Le projet présenté mardi 1er septembre aux syndicats prévoit en outre des "mesures d’âge" pour les salariés âgés et des reclassements à la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère).



