Le règlement relatif à l’information du consommateur dit « Inco » impose de signaler, en caractères gras, les allergènes, définis dans une liste positive, dans les ingrédients. Il se trouve que la réglisse et tous ses dérivés font partie des mentions complémentaires de l’annexe III.
L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) demande néanmoins aux fabricants d’aliments et de boissons en contenant d'indiquer sur l'étiquette des aliments la présence, « même en faible quantité », de réglisse ou de son principal constituant actif, l'acide glycyrrhizique, ou son sel d'ammonium, qui est autorisé au niveau européen comme arôme alimentaire (E958). En fonction de seuils de concentration liés aux produits, le texte européen impose actuellement sur les emballages la mention « contient de la réglisse » suivie de « les personnes souffrant d'hypertension doivent éviter toute consommation excessive ».
Hypokaliémie
L'Anses explique avoir analysé « plus d'une centaine de cas d'effets indésirables liés à la consommation de produits contenant de la réglisse », rapportés, notamment, par les centres antipoison et des études scientifiques. Il en ressort que « la consommation élevée et répétée de boissons et d'aliments contenant de la réglisse peut entraîner une hypokaliémie », soit une diminution du potassium dans le sang, et « une hypertension artérielle, augmentant ainsi le risque cardio-vasculaire ». Les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les personnes souffrant de problèmes cardio-vasculaires, dont l'hypertension, de problèmes rénaux ou hépatiques, sont « particulièrement sensibles ».



