Conserver et transporter des fraises sans recourir à un emballage en plastique à usage unique : c’est le pari relevé par René Romero-Lezama. Dans le cadre de la chaire Cellulose Valley de la Fondation Grenoble INP, ce doctorant du Laboratoire de génie des procédés pour la bioraffinerie, les matériaux biosourcés et l'Impression fonctionnelle (LGP2) s'appuie sur les propriétés d'une huile essentielle pour concevoir un emballage actif en carton ondulé.
René Romero-Lezama exploite notamment le carvacrol. Extraite de l’origan ou du thym, cette molécule biosourcée est bien connue pour ses propriétés antibactériennes et antifongiques.
Oxydation
Afin de ralentir l’oxydation, préserver la couleur et la texture des fraises et éviter la prolifération des champignons, ont été testées trois combinaisons de cannelures et de papiers en fonction des perméabilités analysées afin de contrôler la diffusion de l’huile essentielle. Des tests menés avec l’Entreprise brésilienne de recherche agricole (Embrapa) au Brésil montrent un allongement de la conservation de 50%, soit de six à une quinzaine jours, « sans contact direct avec les fruits ni altération de leurs propriétés organoleptiques ». Le doctorant espère pouvoir passer des prototypes de laboratoire à l’industrialisation.



