Début 2021, SEB a ouvert à Paris, porte de la Chapelle, RépareSEB, un lieu dédié à l’économie circulaire. Des personnes éloignées de l’emploi y sont formées au métier de réparateur, en remettant en état des produits électroménagers, ensuite vendus à un prix « solidaire ». Le groupe, qui a démarré ce projet avec six personnes, vise une trentaine de réinsertions par an et l’ouverture d’autres lieux de réparation.
L’objectif est aussi, pour le fabricant des marques SEB, Moulinex, Tefal, Calor et Krups, de former plus de réparateurs, un métier en voie de disparition, alors que la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de 2020 va pousser les fabricants à mettre sur le marché des articles réparables. Pour le moment, le groupe n’est pas touché par l’affichage d’un indice de réparabilité, mais avec l’élargissement de cette obligation en 2022, deux familles de produits qu’il fabrique devraient être concernées.
Les équipes techniques sont impliquées dès la phase de développement d’un produit pour garantir l’accessibilité aux pièces internes et leur disponibilité pendant les dix ans qui suivent l’achat.
— Cédric Veille, directeur du site SEB International Services
SEB s’est engagé sur la réparabilité dès 2012. « Les équipes techniques sont impliquées dès la phase de développement d’un produit pour garantir l’accessibilité aux pièces internes et leur disponibilité pendant les dix ans qui suivent l’achat, explique Cédric Veille, le directeur du site SEB International Services (SIS), à Faucogney-et-la-Mer (Haute-Saône). Quelque 95 % de nos produits lancés depuis 2015 rentrent dans ce schéma de réparabilité. »

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Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
- -5+100.0
Mars 2026
Vieux papiers, sortes ordinaires - Moyenne France-Export - 1.05 Ondulés récupérés (ex A5)Variation en €/tonne
- -10+66.67
Février 2026
Plastiques issus des DEEE - PAMVariation en €/tonne
Pièces imprimées en 3D
Le réservoir d’une centrale vapeur a été redessiné pour que l’appareil puisse être réparé. Les aspirateurs de table ont été décomposés en sous-éléments plus petits (50 pièces au lieu de quatre à cinq sous-éléments) pour consommer moins de matière lors d’une réparation.
Depuis 2020, en France, les pièces détachées sont même disponibles pendant quinze ans. « Nous cherchons par ailleurs à avoir des composants communs à plusieurs produits, pour limiter les références de pièces en stock », précise Cédric Veille. Quand un nouvel appareil sort, SIS achète pour dix ans de pièces détachées. Le centre mondial de pièces de rechange du groupe en possède 7,5 millions en stock ! Pour limiter les volumes, SIS teste depuis 2016 l’impression 3D de certaines pièces plastiques. « La technologie évolue très vite. En 2025 ce sera plus industrialisé », souligne le directeur de site.
Cent dix références peuvent être imprimées en 3D, et deux à trois nouvelles s’y ajoutent chaque mois. Quatre machines travaillent sept jours sur sept, produisant environ 200 pièces par mois, expédiées dans le monde entier. Pour encourager ses consommateurs à faire réparer leurs appareils, SEB a lancé durant l’été 2020 des forfaits de réparation. Le coût est connu à l’avance, l’appareil peut être déposé en point relais ou chez un réparateur agréé. Depuis 2010, le groupe s’attache à réduire son empreinte carbone et vient de se fixer un objectif de neutralité en 2050.



