Schneider Electric compte investir plus de 110 millions d’euros dans ses usines françaises d’ici à 2027. Le groupe spécialisé dans les équipements électriques, les automatismes et les logiciels pour l’énergie (150000 personnes, 38,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024) en a fait l’annonce lundi 19 mai, en parallèle de la huitième édition du sommet dédié aux investissements étrangers Choose France… et ce, même si le groupe est français.
Les investissements seront ventilés sur trois sites. En Saône-et-Loire, à Mâcon, une nouvelle usine sera construite en remplacement de l’actuelle, pour un montant de 100 millions d'euros. Spécialisée dans l’étude, la personnalisation, l’assemblage et dans les tests de tableaux moyenne tension à partir d’éléments issus d’autres usines du groupe, elle verra sa taille passer de 26000 à 40000 mètres carrés. Schneider Electric est implanté à Mâcon depuis 70 ans. Il s’agit du plus gros employeur privé de la ville, avec 520 salariés.150 emplois supplémentaires devraient être crées lors de l'ouverture du nouvel outil industriel. L'usine actuelle, qui ne pouvait être étendue sur son terrain, sera proposée à la vente. La production doit débuter courant 2027 dans la nouvelle usine.
À Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), la superficie de l’usine de Schneider Electric augmentera de près de 50%, par l’intermédiaire d’une extension de 5600 m². Le site est dédié à la fabrication, à la configuration et au test de la gamme de tableaux électriques basse tension Okken, dédiés aux clients industriels. Enfin, à Aubenas (Ardèche), l’usine d’interrupteurs et de disjoncteurs moyenne tension, qui fournit le site de Mâcon, sera étendue à hauteur de 1500 m².
Des investissements réalisés dans un contexte de modernisation des infrastructures électriques
Pour justifier cette vague d’investissements, Schneider Electric invoque «le redémarrage de la filière nucléaire» ainsi que «la densification et la modernisation du réseau de distribution électrique» en France, dans un contexte d’électrification des usages domestiques et industriels. Un mouvement qui induit, rappelle le groupe, des besoins liés au renouvellement des infrastructures électriques ainsi qu’à la production d’électricité.
En France, Schneider Electric compte 15000 personnes et 25 usines. Le groupe dirigé par Olivier Blum y investit 20% de ses dépenses de R&D mondiales. Il mise notamment sur les centres de données pour continuer à croître.



