Une nouvelle gouvernance pour le Comité stratégique de filière (CSF) Nouveaux systèmes énergétiques. Laurent Bataille, le président de Schneider Electric France, devient président du CSF. Stéphane Michel, qui occupe le poste de directeur général Gas, Renewables et Power de TotalEnergies, reste coprésident. Conformément à ses statuts, les dirigeants de ses quatre membres fondateurs (Engie, Dalkia, Schneider Electric France et TotalEnergies) sont positionnés sur une présidence bicéphale tournante.
Jusqu’alors présidente du Comité stratégique de filière Nouveaux systèmes énergétiques, Sylvie Jéhanno le représentera désormais en tant que membre du comité exécutif du Conseil national de l’industrie. Ces nominations ont été annoncées lors d’un conseil d’administration réuni le 30 avril 2025.
«Malgré les tensions géopolitiques et commerciales actuelles, je reste convaincu qu’il est possible de fabriquer en France et en Europe les équipements de la transition énergétique les plus stratégiques et je m’impliquerai aux côtés de l’État et de tous nos partenaires pour définir les technologies sur lesquelles concentrer nos efforts», a indiqué Laurent Bataille. Il connaît bien le sujet puisque Schneider Electric, qui opère dans le secteur des équipements électriques et des logiciels, compte 25 usines en France.
Un nouveau contrat jusqu’en 2027
Mobilisant plus de 1500 contributeurs, issus de 13 grands groupes et d’une soixantaine de PME et d’ETI, répartis dans 22 groupes de travail, le CSF Nouveaux systèmes énergétiques dispose, depuis février 2025, d’un nouveau contrat de filière. S’appliquant pour la période 2024-2027, il inclut le développement de trois axes de travail, répartis sur la chaleur renouvelable et de récupération (avec la création de groupes de travail autour des pompes à chaleur, de la récupération de chaleur fatale industrielle, de la géothermie et du solaire thermique), de la «flexibilité énergétique» et des carburants alternatifs pour l’aéronautique, moyennant un avenant au contrat de filière à la mi-2025.
La filière, qui représente 50 milliards d’euros de chiffre d'affaires et près de 250000 emplois en France selon le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, doit «maintenir, attirer et développer en France des industries compétitives» autour des réseaux énergétiques, du CO2; des batteries et de l’hydrogène bas carbone. Plus de 75% des engagements figurant dans le contrat 2021-2024 ont été réalisés, se félicite Bercy, qui cite les plans de décarbonation des sites industriels les plus émetteurs de carbone, ou les projets de gigafactories de batteries.



