L'accueil est glacial. Une semaine après avoir été écarté des discussions pour l'acquisition d'une partie du capital d'Opella, la division Santé grand public de Sanofi, le fonds PAI Partners a soumis une offre révisée le jeudi 17 octobre. Mais Sanofi – qui souhaite conserver jusqu'à 50% des parts d'Opella – ne semble pas prêt à la prendre en considération, préférant continuer les discussions engagées avec le fonds américain CD&R.
Le laboratoire estime, dans une note transmise à la presse, que «le processus de recherche d’un éventuel partenaire pour Opella a été long ; que les candidats à la prise de participation ont tous eu la même opportunité de remettre leur meilleure offre ; et ce, dans les temps prévus par ce processus, identique pour tous».
Une semaine après avoir «choisi un partenaire pour pour suivre ces négociations», le laboratoire «s'étonne donc qu’une offre améliorée soit faite maintenant, en dehors des délais et du processus de gouvernance qui ont présidé à la décision».
Promesses sur l'emploi et le maintien de l'activité d'Opella en France
Sans en dévoiler la valeur totale, PAI Partners avait annoncé la veille une offre revalorisée de 200 millions d'euros, qui la placerait au-dessus de celle soumise par le fonds CD&R, retenue par Sanofi. En outre, PAI annonçait une offre assortie de garanties sur l'emploi, le maintien des activités en interne et en France, l'augmentation des budgets de R&D et de nouveaux investissements pour les deux usines à Lisieux (Calvados) et Compiègne (Oise).
De quoi répondre en partie aux demandes du gouvernement, qui s'était ému lundi 14 octobre du passage, même partiel, du célébrissime Doliprane sous pavillon étranger. Les ministres de l'Economie et de l'Industrie, en visite sur le site de Lisieux, avaient réclamé des garanties sur les capacités de production et d’approvisionnement, ainsi que sur l’emploi. Visiblement, celles de PAI Partners arrivent une semaine trop tard.



