À 40 ans, Samantha Mane prend la tête du groupe familial indépendant, créé en 1871, de parfums et d’arômes à Bar-sur-Loup (Alpes-Maritimes). Issue de la cinquième génération Mane, elle assumait depuis 2016 l’expansion de la zone Europe - Moyen-Orient - Afrique, doublant l’activité en huit ans.
«Vivre l’aventure Mane a toujours été un choix, pas une injonction, confie-t-elle. Je suis fière de la confiance de ma famille.» Si devenir la première femme à présider le groupe est «un non-sujet» à ses yeux, tant Mane a œuvré à la parité avant que la loi ne l’exige, elle admet que ses jeunes collaboratrices y ont vu «un signal fort». Mane intervient dans 39 pays (près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, 8 000 collaborateurs). Son essor en Afrique doit beaucoup à la jeune femme.
«Ce que les gens vivent et consomment influence notre métier. Ce continent est un réservoir de croissance.» Mane va également se déployer au Bangladesh, en Arabie saoudite, au Brésil... Cette «perméabilité aux tendances venues d’ailleurs» pousse l’entreprise à innover en continu. «Nos 50 centres R&D s’inspirent mutuellement», assure la vice-présidente de Prodarom, le syndicat des industriels de la parfumerie.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3741 - Avril 2025



