La société française de biotechnologies Global Bioenergies, spécialiste de l’isobutène biosourcé, a annoncé la livraison d’un lot de 200 litres de carburant d’aviation durable au ministère des Armées. Cette livraison permettra la réalisation de tests dans le cadre du projet Genoptaire financé par la Direction générale de l'armement (DGA). Ce projet vise à faire progresser l’état de l’art dans la conception et l’exploitation de plateformes militaires utilisant le déploiement de l’électromobilité et recourant aux carburants alternatifs, et s’inscrit dans la stratégie énergétique de défense du ministère. « Le lot livré par Global Bioenergies sera tout d’abord testé en mélange avec du kérosène d’origine fossile par les intervenants du projet (Ifpen, Onera et SEO) pour des analyses physico-chimiques. Par la suite, le service de l’énergie opérationnelle de l’Etat-Major des armées (EMA/SEO) envisage la réalisation d’essais moteurs », ont déclaré les représentants de la DGA et de l’Etat-Major des armées impliqués dans le projet Genoptaire.
Afin de simplifier la logistique au sein des armées, le carburant d’aviation est utilisé aussi bien pour les aéronefs que pour les véhicules terrestres. L’objectif du projet est l’identification et l’évaluation de l’impact de composants biosourcés en mélange avec des carburants aériens conventionnels sur le fonctionnement des moteurs des véhicules terrestres de l’armée française. « Voir nos produits en évaluation par l’armée française est une étape importante de notre parcours. Nous imaginons que la production sur son sol de carburants à usages civil et militaire pourrait représenter un intérêt stratégique pour la France », a commenté Marc Delcourt, directeur général de Global Bioenergies.
Pour rappel, suite à l’effondrement du cours du pétrole en 2016, Global Bioenergies s’était concentré sur un premier dérivé de l’isobutène, l’isododécane à destination de la cosmétique, cette molécule constituant la base de la formulation du maquillage longue tenue. Désormais, la société vise le marché des carburants aériens durables d’ici à 2026.



