Palettes, caisses de vin ou tourets en bois… autant de matériaux de récupération qui sont devenus indispensables aux projets « Do it yourself » pour se meubler à bas coût. Si cette tendance est apparue dans des mouvements écologistes avant d'être démocratisée par les étudiants, elle connaît une véritable explosion de popularité avec l'up-cycling. Un secteur dans lequel la jeune pousse bordelaise Gimmic Design est activement investie depuis 2022. « Notre objectif est de faire du mobilier qui ne soit plus jamais un déchet », explique Bastien Carretier, designer scénographe et co-fondateur de Gimmic Design. Car avec Nathalie Giraud, architecte et co-fondatrice de Gimmic Design, il estime qu'il est devenu urgent de repenser les modes de production pour répondre aux enjeux environnementaux. Le secteur du mobilier est responsable, à lui seul, de plus d'un million de tonnes de déchets par an en France, selon une étude de l'Ademe.
Ainsi, la jeune société propose une alternative de production locale. « Nous allons récupérer des déchets qui sont récurrents et abondants. Nous nous sourçons directement dans les usines car il faut que les déchets soient propres », raconte Bastien Carretier, designer scénographe et co-fondateur de Gimmic Design. Il s'est associé à Nathalie Giraud pour fonder cette start-up. La société détourne ensuite ces matériaux de leur usage pour qu'ils se substituent aux matériaux normalement utilisés pour en faire du mobilier. « Par exemple, dans l'industrie de l'aluminium, on récupère des gros tubes cartonnés sur lesquels sont enroulés les feuilles d'aluminium qui partent ensuite en formage pour faire des gouttières. Ce tube, on le replaque avec des feuilles de bois naturelles et on crée par exemple des systèmes de piètement de table, du mobilier de rangement, etc. », explique Bastien Carretier.
« Notre objectif est de faire du mobilier quine soit plus jamais un déchet »
— Bastien Carretier
Viroles, gouttières ou matières cartonnées sont les matières premières des pièces créées par Gimmic Design. « Nos pièces sont essentiellement destinées aux espaces d'accueil, aux espaces de convivialité ou de restauration des entreprises », précise Bastien Carretier. Avant de détailler : « Nous proposons du mobilier sur catalogue, du mobilier sur mesure ainsi que du mobilier un peu plus « pièces uniques », destinées à la muséographie par exemple ». La start-up a notamment convaincu la Cité du Vin de Bordeaux (Gironde) avec son design unique.
Et pour ce qui est de l'habillage et du rembourrage des meubles, là encore la start-up cherche à être la plus durable possible. « Dans tout ce qui est produit adjuvant, nous allons utiliser toutes les gammes un peu éco-responsables avec un écolabel dessus », explique le co-fondateur. Pour cela, Gimmic Design peut compter sur ses fournisseurs. « Nos fournisseurs nous connaissent un peu, ils essaient donc de nous proposer les dernières nouveautés, que ce soit dans les colles mais aussi pour des vernis », pointe Bastien Carretier.

- 120-3.15
Février 2026
Indices des prix internationaux des matières premières importées - Pâte à papier - En eurosBase 100 en 2010
- 255.11+4.52
Trim 4 2025
Granulés bois producteurs - vrac€/tonne
- 171.6-0.64
Trim 4 2025
Bois de trituration - Toutes catégoriesBase 100 au 4e trimestre 2011
Pour le textile, Gimmic Design s'appuie sur des sociétés qui proposent des textiles 100 % recyclés. « Pour les revêtements de plateau, nous nous reposons sur des entreprises qui proposent des plastiques recyclés, voire des coquilles d'huîtres recyclées. Le top pour nous est de réussir à associer nos solutions de caractérisation avec un matériau recyclé », précise le dirigeant.
Outre le côté environnemental, Gimmic Design se veut être une société responsable également sur le volet sociétal. La start-up a déjà mis en place des ateliers d'initiation et de découverte aux métiers du bois. « Nous aimerions mettre en place, d'ici à la fin de l'année, un parcours de trois mois de formation en interne à destination des personnes éloignées de l'emploi. L'idée serait de faire entrer des personnes en fragilité sociale au sein de l'entreprise et de les former en interne », explique Bastien Carretier. Pour ce faire, la société s'appuie sur le regroupement associatif La Raffinerie des Possibles - nom donné en référence à l'ancienne usine de sucre Béguin Say -afin de développer de nouveaux parcours.



