La start-up bordelaise Dionymer a fait part du lancement de son unité pilote préindustrielle. Elle a ainsi franchit une étape stratégique dans son processus d’industrialisation de sa technologie. Avec cette unité, Dionymer sera en mesure de produire une tonne de PHA (polyhydroxyalcanoates) par an sous forme de poudres et de granulés, destinés à la fabrication de bioplastiques notamment. Pour ce faire, la start-up s’appuie sur sa technologie de fermentation de déchets alimentaires. « Le lancement de notre pilote est un moment fondateur. Il symbolise le passage de l’idée à la réalité industrielle. Nous démontrons qu’il est possible de produire des matériaux performants, à faible impact environnemental et de construire un véritable modèle d’économie circulaire dans l’industrie chimique », a déclaré Thomas Hennebel, p-dg de Dionymer. Avec cette unité, la société concrétise son ambition fondatrice : développer une chimie circulaire, sans recours aux ressources fossiles ou la biomasse de première génération (cultures agricoles dédiées).
Concrètement, ce pilote – installé en région Nouvelle-Aquitaine – a pour vocation de valider le procédé à échelle préindustrielle, afin de préparer la construction de la première unité mondiale de transformation de biodéchets en polymères biodégradables. Avec ces capacités pilote, Dionymer sera en mesure de commercialiser ses premiers produits, dégageant ainsi un premier chiffre d’affaires permettant d’accélérer l’industrialisation de sa technologie. Le PHA de Dionymer trouverait des applications dans les secteurs de la cosmétique, de la plasturgie, des revêtements et des textiles.



