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Les premiers conteneurs de déchets plastique renvoyés par la Malaisie sont arrivés au port du Havre le 8 février, les suivants étant attendus les 14 et 21 février. « Il s’agit de déchets plastique non dangereux », précise le ministère de la Transition écologique et solidaire. Ils auraient donc pu être traités sur place. En revanche, « il est apparu des non-conformités portant sur des documents incomplets, faux, ou encore des usines de traitement de déchets locales considérées comme illégales », précise l’entourage de la secrétaire d’État Brune Poirson. C’est désormais à l’organisateur des transferts que revient la responsabilité du retour et du traitement en France de ces déchets. Pour une part importante de ces conteneurs, il s’agit de Felexia, un courtier situé à Saint-Jory (Haute-Garonne), spécialisé dans le négoce avec la Chine, puis l’Asie du Sud-Est lorsque les frontières chinoises se sont fermées, de déchets en plastique difficiles à recycler en France (ABS/PC, PS choc, polystyrène expansé, films PEbd, polyoléfines...). « Si l’organisateur ne pouvait pas répondre à ces obligations, la responsabilité des producteurs initiaux des déchets pourrait être recherchée », ajoute le ministère. Felexia, déjà condamné à une amende administrative de 192 000 euros pour l’export de vingt conteneurs non conformes, est en liquidation judiciaire depuis le 21 novembre 2019. Les recycleurs qui lui ont vendu ces déchets seront donc recherchés.

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