Brevets en péril, chute des vaccins Covid-19... Malgré les défis, Pfizer renoue avec la croissance

Affecté par la baisse des ventes de ses produits contre le Covid-19, Pfizer atteint tout de même les objectifs 2024 qu'il s'était fixés. Une première étape vers la croissance, alors que le laboratoire devra bientôt faire face à l'expiration des brevets de plusieurs de ses blockbusters. 

 

 

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Pfizer
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Resté aux pieds du podium des plus grands laboratoires pharma en 2023, Pfizer avait à coeur de renouer avec la croissance. Un pari réussi dans un contexte difficile. « 2024 a été une année de performance pour Pfizer, au cours de laquelle nous avons respecté ou dépassé nos engagements stratégiques et financiers », a déclaré Albert Bourla, p-dg du laboratoire, introduisant l’annonce des résultats annuels.

Porté par un excellent dernier trimestre, le géant pharmaceutique a ainsi réalisé un chiffre d’affaires de 63,6 milliards de dollars (61 Mrds €), en hausse de 7 % par rapport à 2023. Et parmi les bonnes nouvelles vantées par le laboratoire américain, la consolidation des ventes de sa famille de médicaments contre les maladies rares Vyndaqel (tafamidis) (Vyndaqel, Vyndamax, Vynmac), qui a enregistré une hausse de 61 % à l'échelle mondiale, dépassant le seuil du blockbuster. 

En outre, Pfizer s'est notamment appuyé sur son médicament cardiovasculaire Eliquis (apixaban), dont les ventes ont atteint 7,4 Mrds $ en 2024. Le laboratoire a aussi pu profiter du chiffre d'affaires généré par la famille de vaccins Prevnar, indiqués contre le virus respiratoire syncytial (VRS), s'élevant à 6,4 Mrds $, ainsi que du médicament oncologique Ibrance (palbociclib), avec 4,4 Mrds $ de ventes. Hors produits Covid, Pfizer a enregistré une croissance de 12 % de son chiffre d’affaires pour 2024.

Le géant a également pu compter sur l’intégration de la biotech Seagen, acquise fin 2023 pour 43 Mrds $. Les produits issus du portefeuille de la start-up ont ainsi contribué à hauteur de 3,4 Mrds $ à l’activité annuelle du laboratoire. 

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Compenser le déclin attendu de ses anciennes locomotives 

Des moteurs indispensables pour Pfizer, qui doit faire face à plusieurs défis. À commencer par la baisse de la demande de ses traitements contre le Covid-19. Au dernier trimestre 2024, les ventes de Comirnaty, son vaccin contre le virus, ont ainsi diminué de 2 Mrds $ par rapport à la même période de l’année précédente.

Par ailleurs, le laboratoire se prépare à encaisser prochainement une forte concurrence sur ses blockbusters Eliquis, Ibrance et Vyndaqel, dont les brevets arrivent à expiration entre 2027 et 2028. Une chute des ventes qu'il a déjà subi en 2024 sur ses médicaments Abrysvo (-62 %) et Xeljanz (tofacitinib) (-29 %).

Pour équilibrer sa balance financière, Pfizer a prévu un plan d’économies drastiques, qui devrait lui permettre d’épargner 4,5 Mrds $ d’ici la fin de l’année. « Nous restons confiants dans notre capacité à revenir aux marges d'exploitation d'avant la pandémie dans les années à venir », a rassuré David Denton, directeur financier du laboratoire.

Pour 2025, Pfizer a réaffirmé ses prévisions de croissance, déjà dévoilées mi-décembre, anticipant des revenus compris entre 61 et 64 Mrds $.

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