La coentreprise entre Renault et PlugPower prend corps. Le constructeur français a confirmé jeudi 3 juin que cette structure dédiée à la mobilité hydrogène serait bien localisée en France, conformément à l’annonce faite à la mi-janvier. Et plus précisément dans quatre de ses sites de recherche et développement (R&D) et de production.
Le siège social de la coentreprise baptisée Hyvia ("une contraction de "HY" pour l'hydrogène et du mot latin "VIA" pour la route", est-il précisé dans un communiqué) et les équipes de R&D seront localisés dans le centre d’ingénierie des véhicules utilitaires de Renault à Villiers-Saint-Frédéric (Yvelines), tandis que les équipes process, fabrication et logistique seront installées dans la future Re-Factory de Flins.
Objectif dans ce deuxième site : "démarrer l’assemblage de piles à combustible, de stations de recharge à partir de fin 2021". L’intégration des piles à combustible se déroulera dans le site Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne). C’est Batilly, en Meurthe-et-Moselle, qui produira enfin les premiers véhicules, basés sur les Renault Master déjà en production sur ce site.
Premiers véhicules fin 2021

- 1.2165+5.8
27 Mars 2026
Gazole France HTT€/litre
- 58.7+6.53
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
- 2168+2.94
Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
Renault promet de commercialiser trois déclinaisons de Master roulant à l’hydrogène à partir de la fin de cette année. Deux seront dédiés au transport de marchandises et un au transport de personnes. Des modèles qui seront assortis d’une "offre de stations de recharge et de fourniture d’hydrogène vert", assure le groupe dans son communiqué. Et ce, grâce à l’apport du partenaire américain PlugPower. Son dirigeant, Andrew Marsh, présente le groupe comme un "leader mondial des solutions au service de l'écosystème hydrogène, avec plus de 40 000 systèmes de piles à combustible déjà commercialisées et 110 stations de recharge déployées, en capacité de distribuer plus de 40 tonnes d'hydrogène par jour".
Au total, la coentreprise Hyvia vise "plus de 30 % de part de marché des véhicules utilitaires légers à hydrogène en Europe à 2030", selon son PDG David Holderbach, ancien directeur de l’après-vente au Bénélux pour Renault. Mais Renault n’est pas le seul sur le créneau des utilitaires hydrogène. Stellantis a aussi annoncé qu’il livrerait ses premiers modèles à la fin de l’année.
Une concurrence croissante
Le groupe né de la fusion entre PSA et FCA travaille pour sa part avec la coentreprise entre Michelin et Faurecia sur les piles à combustible, Symbio… Partenaire d’un temps de Renault sur l’hydrogène. Si les véhicules utilitaires sont ciblés en priorité, c’est notamment parce qu’ils échappent à la problématique du manque d’infrastructure recharge en revenant toujours au même point à la fin de la journée.
Les poids lourds et bus sont aussi des objets d’intérêt pour les acteurs de l’hydrogène, sans cesse plus nombreux. En France, ce sont les équipementiers qui ont joué le rôle de pionniers. Au-delà de Faurecia et Michelin, Plastic Omnium se montre notamment très offensif, avec le développement d’une double offre sur les réservoirs haute pression et les piles à combustible.



