Face au Covid-19 et aux difficultés de son partenaire Nissan, Renault a sombré au premier semestre 2020. Il a enregistré la plus forte perte nette de son histoire, à 7,386 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires de 18,4 milliards d’euros et 1,26 million d’unités vendues (le pire résultat depuis 2009). 4,8 milliards d’euros de pertes sont directement imputables aux mauvaises performances de son partenaire Nissan. Renault estime l’impact négatif de la crise du Covid-19 à 1,8 milliard d’euros. Les difficultés structurelles du groupe automobile français pèsent donc fort dans la balance.
Renault a d’ailleurs anticipé ces piètres résultats financiers et annoncé d’importantes mesures d’économies et 15 000 suppressions de postes dans le monde.
Fort contraste avec PSA
La comparaison avec PSA souligne la situation contrastée des deux groupes automobiles français. Alors que les deux sociétés ont enregistré des baisses de chiffres d’affaires similaires (-34% par rapport au premier semestre 2019), PSA est parvenu à rester rentable (avec un résultat net de 595 millions d’euros) tandis que Renault a basculé dans le rouge. Le groupe dirigé par Carlos Tavares n’a pas sollicité d’aide de l’Etat, tandis que l’ex-Régie a bénéficié d’un prêt garanti de 5 milliards d’euros pour préserver ses réserves de liquidités.

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Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
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Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
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Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
Renault enregistre une marge opérationnelle négative de -1 203 millions d’euros (-6,5 % du chiffre d’affaires, contre 5,9% de marge un an plus tôt) tandis que PSA réussit la prouesse de maintenir une marge de 3,7% à 731 millions d’euros, certes loin des sommets de 2019 (8,7%).
Les commandes repartent à la hausse
Même si Renault ne se hasarde pas à faire des prévisions sur le deuxième semestre, compte tenu du contexte sanitaire, on peut imaginer que le pire est passé. Le constructeur souligne dans son communiqué que son carnet de commandes est à un "haut niveau" fin juin 2020, boosté par les mesures de relance. Il se félicite par ailleurs des bonnes ventes de son véhicule électrique Zoé (+50% au premier semestre, malgré la crise). Il a déjà enclenché des mesures d’économies, permettant d’alléger de 133 millions d’euros ses frais généraux au premier semestre. L’objectif d’une réduction de coûts fixes de 600 millions d’euros dès cette année est confirmé.



