Alors que Faurecia est passé dans le rouge en enregistrant des pertes au premier semestre, et que Michelin a dû revoir ses prévisions, le groupe automobile français PSA semble ne s'en sort finalement pas si mal au sein de l'industrie automobile face à la crise liée au coronavirus.
Face à l'effondrement du marché automobile mondial et en particulier européen, le chiffre d'affaires de PSA (marques Peugeot, Citroën, Opel, Vauxhall et DS) a chuté de 34,5%, à 25,1 milliards d'euros.
Le plus rentable des deux constructeurs automobiles français a dégagé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice net, part du groupe, de 595 millions d'euros, loin malgré tout du 1,83 milliard de l'an dernier à la même époque. La marge opérationnelle courante de la division automobile est tombée à 3,7%, loin là aussi du record de 8,7% de 2019, mais PSA a confirmé son ambition d'une marge moyenne de 4,5% sur la période 2019-2021. PSA avait déjà fortement baissé ses coûts, il a continué à couper dans ses dépenses durant la crise.
À lire aussi
Finaliser la fusion avec Fiat-Chrysler
PSA confirme son objectif de marge à moyen terme en dépit des incertitudes de marché qui planent sur 2020.
"Nous sommes déterminés à réaliser un solide rebond au second semestre tout en finalisant la naissance de Stellantis d'ici la fin du 1er trimestre 2021", a déclaré le président du directoire Carlos Tavares, cité dans un communiqué. Stellantis est le nom choisi pour le groupe qui naîtra de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler.
avec Reuters (Gilles Guillaume, édité par Blandine Hénault)


