Renault crée une société dédiée à la recharge électrique pour les entreprises

Le groupe Renault a créé Elexent, une nouvelle entité qui vise à fournir des solutions de recharge pour les professionnels désireux de faire passer leurs flottes à l’électrique.

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Renault veut fournir des solutions de charge aux professionnels.

Renault veut continuer à se faire une place dans la mobilité électrique. Le constructeur français a annoncé mardi 30 juin la création d’une nouvelle société baptisée Elexent, et qui aura pour vocation de "faciliter tous les projets d’infrastructures de recharge des flottes de véhicules électriques et hybrides rechargeables".

"Elexent lève un nouveau frein majeur à l’électrification des flottes : la recharge. En facilitant les projets de recharge pour les entreprises, Renault renforce sa stratégie d’accompagnement des professionnels dans leur transition énergétique", développe Gilles Normand, directeur du véhicule électrique et des services de mobilité du groupe.

Proposer "des solutions de recharge clé en main"

Dans le détail, cette nouvelle entité fournira "des solutions de recharge clé en main". "Du conseil à la conception, l’installation et l’exploitation des bornes, Elexent intervient sur toutes les étapes des projets d’infrastructures de recharge", précise Renault, tout en indiquant que les solutions proposées seront disponibles pour tout type de véhicule et quelle qu’en soit la marque. En France, où ce nouveau service sera déployé en premier, Renault s’est associé avec Solstyce, une société basée à Paris et spécialisée dans les énergies renouvelables. Au-delà de la France, le groupe automobile veut se développer sur cinq marchés européens d’ici la fin de l’année : l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Autriche et les Pays-Bas.

Et ce, alors que les constructeurs vont devoir faire croître la part des véhicules électriques dans leurs ventes de modèles neufs. A partir de cette année, les groupes ont l’obligation de faire passer les émissions de leurs flottes sous un seuil personnalisé autour de 95 grammes de CO2. En cas de non-respect de ce seuil fixé par l’Union européenne, les constructeurs pourraient s’exposer à une amende totale de plus de 14 milliards de dollars en 2021 (12,5 milliards d’euros), d’après les estimations du cabinet AlixPartners. Des pénalités qui pourraient mettre certaines entreprises d’autant plus en difficultés que la crise économique liée au Covid-19 a pesé sur leurs ventes en début d’année.

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