L’avenir de l’usine Renault de Flins (Yvelines) se dessine. Inauguré en 1952, le site devrait arrêter ses activités d’assemblage de véhicules en 2024 pour se consacrer à l’économie circulaire. Le constructeur automobile a déjà démarré un centre de 11 000 m2 pour reconditionner des véhicules d’occasion, un marché en plein essor. En surfant sur cette tendance, le groupe veut garantir un avenir rentable à son usine.
« La rénovation des véhicules d’occasion n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est de le faire de manière industrielle », considère Fabien Duclot, le directeur du projet Factory VO. Comme sur une ligne de production, les véhicules suivent un parcours précis : essais sur piste, passage à la station de lavage, diagnostic et remise en état dans le vaste hangar « process ». Selon Renault, le centre peut reconditionner un véhicule en 8 jours en moyenne, contre 21 dans le réseau traditionnel. À l’horizon 2023, il pourra remettre en état 180 véhicules par jour, soit 45 000 par an. La Refactory doit aussi intégrer un centre d’innovation pour l’industrie 4.0, des activités de réparation de batteries et un pôle dédié au recyclage de pièces automobiles. Côté emploi, elle devrait mobiliser 3 000 personnes à l’horizon 2030.

Vous lisez un article du numéro 3702 de L'Usine Nouvelle publié en janvier 2022



