Nomination

Qui est Olivier Véran, nouveau ministre de la Santé à la place d’Agnès Buzyn ?

Le président de la République a nommé le 16 février un nouveau ministre des Solidarités et de la Santé : Olivier Véran. Ce dernier succède à Agnès Buzyn et devra s'occuper de plusieurs dossiers sensibles dès son arrivée au gouvernement.

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Olivier Véran, nouveau ministre de la santé
A 39 ans, Olivier Véran peut se vanter d’une ascension politique fulgurante.

Remaniement en urgence au gouvernement. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a quitté son poste pour devenir la nouvelle tête de liste de LREM (La République en marche) à Paris pour les élections municipales. Dimanche 16 février, le président de la République a nommé son remplaçant : Olivier Véran, actuel député LREM de la 1ère circonscription de l’Isère.

Un médecin neurologue

A 39 ans, Olivier Véran peut se vanter d’une ascension politique fulgurante. Né à Grenoble (Isère), il a suivi des études de médecine et dispose d’un master en gestion et politique de santé de Sciences Po Paris. En pleine crise des hôpitaux publics, Olivier Véran pourra faire valoir son expérience dans le secteur, en tant que médecin neurologue du centre hospitalier universitaire de Grenoble.

“J’ai assuré la responsabilité d’une unité ambulatoire, l’hôpital de jour de neurologie, qui accueille plus de 3 000 patients chaque année, retrace-t-il sur son site personnel. J’étais auparavant assistant chef de clinique en unité de soins intensifs de neurologie vasculaire (prise en charge des accidents vasculaires cérébraux).” Une matinée par semaine, il assure toujours des consultations publiques à l’hôpital comme neurologue traitant.

Référent santé d’Emmanuel Macron pendant la campagne de 2017

Olivier Véran siège à l’Assemblée nationale depuis 2012, d’abord comme suppléant de Geneviève Fioraso (ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) puis comme député du groupe socialiste. Lors des élections présidentielles de 2017, il devient le “référent santé” du candidat Emmanuel Macron.

Elu depuis juin 2017, le député de l’Isère est également rapporteur général de la Commission des affaires sociales et du budget de la Sécurité sociale. Il défend plusieurs sujets dans le domaine de la santé : l’ouverture d’une salle de shoot expérimentale à Paris, la fin de la discrimination des homosexuels au don du sang et plus récemment l'expérimentation du cannabis thérapeutique. Il est également à l’origine de la “loi mannequin”, entrée en vigueur en octobre 2017, qui interdit notamment de recourir à des mannequins en état de dénutrition manifeste.

Une feuille de route conséquente

Le nouveau ministre de la Santé va devoir gérer plusieurs dossiers sensibles dès sa nomination. Sur le volet social, il va notamment devoir défendre le projet controversé de réforme des retraites qui doit être examiné à l’Assemblée nationale dès le 17 février, en deuxième phase de discussions parlementaires. Le nouveau ministre va être également attendu sur la crise des hôpitaux publics : sous-effectifs, conditions de travail difficiles ou sous-rémunération des personnels paramédicaux... Malgré son expérience dans le secteur, Agnès Buzyn a peiné à répondre au mécontentement du personnel soignant.

Olivier Véran va également devoir suivre les conséquences du coronavirus (Covid-19) en France. Les mesures engagées contre l’épidémie en Chine font redouter des failles et des ruptures dans la chaîne d’approvisionnement de matières premières pour les médicaments. En juillet 2019, Agnès Buzyn avait d’ailleurs présenté une feuille de route pour lutte contre les pénuries de traitements. Un plan que devra poursuivre Olivier Véran.

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