Quelques mois après son rapprochement avorté avec PSB Industrie, Qualipac lance une réorganisation. La branche packaging parfums du groupe Pochet va fermer d'ici fin 2021 un atelier à Aurillac (Cantal), ex-Lisi Cosmetics, pour se rassembler sur son autre site aurillacois, ex-Auriplast.
Ce qui entraînera la perte de 40 postes sur 560. Elle va concentrer l'injection plastique et la métallisation à Château-Thierry (Aisne), ce qui aura pour conséquence de réduire de 85 postes l'effectif de l'usine de Chartres (Eure-et-Loir), qui est de 120 personnes. Ce transfert devrait entraîner la création d'une vingtaine de postes dans l'Aisne, où l'entreprise propose des reclassements.
"Nous devons optimiser notre compétitivité face au resserrement de l'activité", explique Thierry Rabu, directeur général de Qualipac, qui avait déjà ajusté l'effectif de ses deux usines chinoises et de celle de Sao Paulo (Brésil) début 2020, soit environ 120 postes en moins. Ce fournisseur des grands noms du luxe et des cosmétiques, comme LVMH et Puig, dispose d'une autre usine d'emballages aluminium, à Saint-Saturnin-du-Limet (Mayenne), qui n'est pas touchée par cette restructuration.
Qualipac n'est plus à vendre
D'ici la fin 2021, Qualipac espère ramener l'effectif à environ 1 600 personnes, au lieu de 2 150 actuellement dont 409 au Brésil (600 en 2017) et 550 en Chine pour 640 en 2017. En parallèle, des investissements d'environ 4 millions d'euros sont projetés pour moderniser et accélérer les chaines d'assemblage.
A Chartres, où l'usine est intégralement conservée malgré la perte des deux tiers du personnel, Qualipac veut développer l'assemblage multi-matériaux et le stockage produits finis. A terme, un Fab Lab devrait voir le jour afin de répondre à la demande des parfumeurs dans l'innovation packaging.
La direction de Qualipac explique que la pandémie liée au Covid-19 a précipité une crise latente depuis 2018, à savoir le transfert de la consommation du parfum vers le soin, et une forte concurrence asiatique et chinoise. Depuis début 2020 et le déclenchement de la crise, la chute des ventes de parfums dans les boutiques d'aéroports et les chaines de parfumeries touche directement ce challenger des géants Aptar et Albea. Le chiffre d’affaires, qui était de 239 millions d’euros en 2019, devrait reculer de 30 %.
Depuis le retrait de l'offre de PSB Industrie au printemps 2020, le groupe Pochet a renoncé à vendre cette filiale.



