Depuis le 16 mars, l’activité des six sites français des sociétés Solev et Qualipac, appartenant toutes deux au groupe Pochet, fabricant d’emballages pour les acteurs du luxe, réduisent leur activité. "Les usines ferment progressivement", indique le responsable de la communication du groupe. Malgré les mesures de chômage partiel et de chômage technique qui en découlent, ces fermetures annoncées ont une conséquence plus positive : un geste de solidarité nationale à travers le don des stocks de masques de Pochet.
Soutien aux personnels de santé
A l’instar de ses clients, LVMH et L’Oréal, qui se sont improvisés fabricants de solution hydroalcoolique ces derniers jours, le groupe Pochet a, lui aussi, décidé d’apporter sa contribution aux personnels soignants. "Nous distribuons les kits Covid-19 que nous avions stockés". Le porte-parole indique que depuis le 16 mars, plus de 10 000 masques et quelques dizaines de litres de gel hydroalcoolique ont été transmis à des établissements et personnels de santé sur tout le territoire.
Préparer la reprise

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Si les activités de parachèvement et de plasturgie sont sur le point de s’immobiliser, la production verrière tourne encore, mais au ralenti. "Les expéditions ont été stoppées", indique le groupe. Le verrier tient, malgré tout, à éviter l’arrêt total. "Les fours sont longs à arrêter et à redémarrer", explique un porte-parole de Pochet, qui précise "nous avons un nombre faible d’opérateurs et de techniciens sur site pour assurer la mise en veille et le fonctionnement des outils".
Même si le flou demeure quant à la reprise, l’industriel veut maintenir l’outil de production pour être en mesure de répondre à la demande une fois l’épisode du coronavirus passé. "Nous ne savons pas encore comment va se comporter l’activité, mais on veut pouvoir reprendre dans les meilleures conditions."
Moins de 10 collaborateurs contaminés sur 3000
En attendant, l’objectif est de protéger les actifs et les salariés. Au 20 mars, sur les 3000 personnes du groupe en France (5000 dans le monde), moins de 10 ont été déclarées contaminées. "Leur état de santé n’est pas préoccupant", rassure le responsable de la communication de Pochet. Le groupe, qui multiplie les communications internes à travers des rappels des mesures de précaution et le suivi quotidien du dispositif de sécurité, donne aussi accès à des téléconsultations médicales pour éviter d’engorger les hôpitaux.
Après la Chine et la France, le Brésil
La France n’est pas le seul pays où le groupe familial doit gérer la crise. Après la Chine, où ses activités de décor et de transformation plastique ont été à l’arrêt pendant trois semaines, l’industriel organise le terrain dans son autre usine de parachèvement située à Jundiaí, au Brésil. "Nous préparons nos collaborateurs." Alors que le pays dénombre ses premiers cas de contamination, Pochet do Brazil multiplie ses communications de prévention et déploie les mesures de sécurité déjà à l’œuvre en France.
En outre, le groupe met à disposition de ceux qui souhaitent éviter les transports en commun des bus pour se rendre à l’usine. La capacité de ces derniers a été récemment revue à la hausse, précise le responsable de la communication, afin de respecter les mesures de distanciation.
Pour le moment, face à l’inconnu et à une crise sanitaire non déclarée, le site brésilien poursuit son activité. La direction du groupe Pochet envisage tous les scénarios, y compris l’arrêt de sa production. Une situation, qui après la Chine et la France, aurait un air de déjà-vu.



