Un imbroglio gêne la reprise de Duralex devant le tribunal de commerce d'Orléans (Loiret). Les juges commerciaux n'ont pas encore tranché dans le dossier de la reprise de la verrerie, qui est en redressement judiciaire depuis septembre dernier.
A l'issue de l'audience de ce 22 janvier, c'est bien International Cookware Holding, la maison mère de Pyrex, qui devrait devenir propriétaire du célèbre fabricant du verre de cantine. C'est la plus solide des trois offres examinées, et elle maintient tous les emplois sur le site de La Chapelle-Saint-Mesmin, à savoir 248 salariés.
Toutefois, un autre groupe a déposé une offre à la dernière minute.
Les juges commerciaux ont auditionné un groupe d'investisseurs, La Compagnie française du verre, qui contrôle aussi le normand Riou Glass. Ils ont affirmé avoir signé un accord pour le rachat de Duralex avant le dépôt de bilan. A l'audience, la Compagnie française du verre a défendu un plan de continuation. Or, le tribunal a renvoyé au 18 mars l'examen sur sa requête concernant les droits de propriété de la société.
Hormis cette anomalie, International Cookware a été la seule offre "crédible" selon des proches du dossier. Cet industriel, qui exploite la marque Pyrex depuis son usine de Châteauroux (Indre), est contrôlé par le fonds d'investissement européen Kartesia, présent dans le tour de table d'autres industriels français comme le mécanicien de précision Rafaut et l'électronicien Eolane.
Son PDG a promis d'investir 21 millions d'euros sur quatre ans dans l'usine de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), a précisé José Luis Llacuna, PDG d'International Cookware, dans les couloirs du palais de justice.
En attendant le jugement, cette solution est bien accueillie par les salariés. "L'avantage, c'est qu'elle est financée, qu'elle conserve quasiment tous les emplois et que les repreneurs prévoient des investissements", s'est félicité Pascal Colichet, secrétaire CGT du CSE de Duralex.



