La maison mère de Pyrex, International Cookware, a été retenue le 28 janvier par le tribunal de commerce d'Orléans (Loiret) pour reprendre les verres de table Duralex.
Près de 250 emplois seront conservé et le repreneur s'engage à investir 17,5 millions d'euros dans l'usine de la Chapelle Saint-Mesmin (Loiret).
Pyrex, dont l'usine des plats en verre est dans le département voisin de l'Indre, à Châteauroux, était le dernier candidat en lice. Pyrex, soutenu par son actionnaire le fonds Kartesia, apportera 21 millions d'euros de fonds propres, dont 12 millions d'euros en 2021. "C'est une excellente nouvelle pour notre industrie. Ainsi se crée un pôle européen du verre alimentaire, qui pourra développer des synergies pour innover et relocaliser de l'activité", se réjouit François Bonneau, président du conseil régional, qui, au côté de Christophe Chaillou, président d'Orléans métropole, avait apporté son soutien à cette solution.
Contentieux sur un four défectueux
Les juges commerciaux mettent ainsi fin à six mois de procédure, mais aussi à plusieurs années d'incertitudes. La crise sanitaire, entraînant la fermeture des frontières, alors que Duralex exporte 80 % de sa production, a été un déclencheur. Acculé par 41 millions d'euros de créances, l'ancien dirigeant de Duralex, Antoine Ioannides, avait dû se résoudre à se placer sous la protection d'un redressement judiciaire en septembre 2020.
Depuis trois ans, Duralex se débat avec un contentieux sur un four défectueux qui devait lui permettre d'accroître ses capacités. Ce qui a provoqué une accumulation des dettes, alors même que l'indemnisation n'est pas versée.



