En 2003, le groupe romanais Courbis, spécialisé depuis 1964 dans la transformation des élastomères de polyuréthane pour les véhicules industriels, l’aéronautique, le ferroviaire ou l’industrie parapétrolière, implantait une unité de production dans la banlieue de Pékin dans le cadre d’un partenariat avec un acteur local, comme l’imposent les autorités chinoises. Vingt ans plus tard, la PME drômoise (32 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022, 200 salariés) décide de faire marche arrière toute et de rapatrier à Romans, sa terre natale, la production de son usine chinoise.
Il s'agit de pièces de carrosserie destinées à équiper des engins de chantier assemblés dans la région grenobloise.
«Depuis l’apparition du Covid, travailler en Chine est devenu très compliqué. Dans ces conditions, produire là-bas des pièces pour les marchés européens n’a aujourd’hui plus de sens, y compris sur le plan financier. Qui plus est, cela va à l’encontre du modèle économique que nous souhaitons désormais mettre en avant, basé sur la réduction de notre impact environnemental et le développement de l’économie circulaire», résume Hervé Courbis, président du groupe.
Création d'une vingtaine d'emplois
Cette volonté de relocaliser s’est traduite par le rapatriement de l’outil de production, une presse de 250 tonnes de poussée adaptée à la technologie RIM PDCPD. Elle est logée dans un tout nouveau bâtiment, un investissement de 1,5 million d’euros. Une nouvelle chaine de peinture est venue s’y greffer, ce qui devrait permettre de quintupler le volume de pièces de carrosserie et engendrer la création de 24 emplois dans les trois ans à venir.



