Afin d’embarquer dans le successeur de l’Airbus A320, qui entrera en service vers 2035, Daher fait le pari des composites thermoplastiques. Pour l’heure, c’est une autre branche de composites qui règne en maître dans l’aéronautique : les thermodurcissables.
Mais pour l’entreprise familiale, pas de doute : les nouveaux prétendants ouvrent la voie à de plus hautes cadences de production, à des assemblages de pièces sans rivetage, à des architectures optimisées et même à une valorisation facilitée de la matière en fin de vie. Daher vient d’ailleurs de réaliser un plan horizontal fixe de son TBM via des composites thermoplastiques, histoire de prouver à Airbus la viabilité de ces matériaux.
L’équipementier va devoir se distinguer de concurrents tels que l’américain Spirit AeroSystems et le britannique GKN Aerospace et convaincre in fine Airbus, lequel effectuera ses choix technologiques d’ici à la fin de la décennie. À Daher également de montrer la maturité industrielle des procédés de fabrication des thermoplastiques, cantonnés pour l’heure à des pièces secondaires, via son centre de recherches Shap’In, situé à Nantes (Loire-Atlantique).

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Encore deux fois plus chers que les thermodurcissables, ils devraient voir leur prix diminuer avec les volumes. D’autant que les fournisseurs de résines sont toujours plus nombreux, notamment les japonais Toray et Teijin, le français Arkema, l’américain Hexcel et le britannique Victrex.

Vous lisez un article du numéro 3742 de L'Usine Nouvelle - Mai 2025



