L'industriel italien Polieco inaugure, le 12 juin 2025, à Valserhône (Ain), sa nouvelle usine de tubes annelés double paroi en polyéthylène, destinés au marché des réseaux secs (fibre, réseaux électriques, téléphonie). Polieco a investi 17 millions d'euros, soit 2 millions de plus par rapport au budget initial annoncé début 2024. La capacité est portée à 10000 tonnes par an, au lieu des 8000 tonnes annoncées.
«Il y a deux nouvelles lignes de production, et nous avons dû reconditionner des lignes de production plus vétustes que nous ne l'imaginions. Il y a toujours des surprises dans un chantier», explique Nicolas Vollerin, directeur technique France. L'industriel a bénéficié d'un soutien conséquent de 532000 euros du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, à travers son pack Relocalisation. La communauté de communes du Pays bellegardien et le département de l'Ain ont aussi apporté leur écot, à savoir 37500 euros chacun.
Un bassin d’emploi concurrent à Genève
La nouvelle usine de Polieco se déploie sur 6500 mètres carrés. Le site précédent, distant de 300 mètres, sera rasé pour accueillir une plateforme logistique. Des panneaux solaires ont été installés pour l'autoconsommation et un système de récupération de chaleur est couplé à certains équipements techniques. Une cuve de récupération des eaux de pluie va permettre de limiter le recours au réseau public d'eau potable.
Polieco dispose d'une autre usine d'une cinquantaine de personnes, dans le même département de l’Ain, à Feillens, dans le bassin lyonnais. Elle est spécialisée dans les tubes double paroi pour les canalisations d'eau. «La question s'est posée de regrouper les deux sites. Notre actionnaire Polieco, qui est une entreprise familiale, a privilégié le maintien des emplois et des savoir-faire existants», dit Nicolas Vollerin. Polieco, qui emploie 50 personnes à Valserhône, prévoit 15 recrutements. «Nous avons la concurrence de Genève et de la Suisse toute proche, où le SMIC est à 3500 euros», ajoute-t-il.
Grâce à ce nouvel outil, Polieco France espère atteindre un chiffre d'affaires de 53 millions d'euros d'ici à 2027, au lieu de 40 millions en 2024.



