Les travaux de voirie du futur site de stockage et d'emplissage de Primagaz avancent bon train à Druye (Indre-et-Loire), en limite de l'autoroute A85 Angers-Tours. Débuté au printemps, le chantier devrait s'accélérer à l'automne pour une mise en service en mars 2022.
Primagaz, filiale du néerlandais SHV Energy, investit 6 millions d'euros, dont 40 % apportés par l'Etat pour compenser ce transfert imposé par le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) de son site actuel à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire). La nouvelle cartographie du site imposait des expropriations et des travaux substantiels pour une centaine d'habitations et d'entreprises voisines.
«Ce transfert est le résultat d'une décision collégiale, en concertation avec l'Etat. La métropole de Tours et la mairie de Druye nous ont proposés cette friche qui a accueilli une centrale à enrobés pour le périphérique et l'autoroute», précise Matthieu Fourtier, responsable du département ingénierie de Primagaz.
Principale évolution : le nouveau site de stockage sera limité à 200 tonnes de gaz liquide en provenance des ports du Havre (Seine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), au lieu de 1 500 tonnes jusqu'à présent, ce qui permet à Primagaz de rétrograder son PPRT en seuil bas du classement des risques. Du coup, comme le nombre de clients ne change pas pour ce site qui dessert tout le centre-ouest de la France, les circulations de camions seront plus nombreuses, soit environ une vingtaine de camions par jour. «La voirie autour du site a été renforcée, un accès à l'A85 a été créé, et nous prenons l'engagement avec nos transporteurs de ne pas transiter par les hameaux voisins», signale Matthieu Fourtier.
Plusieurs bassins sont aménagés pour préserver les espèces animales et végétales présentes, dont le crapeau Pelodyte ponctué, qui est protégé. «Nous avons créé un crapauduc sous les voies», dit Matthieu Fourtier.
Primagaz France, filiale française du géant hollandais SHV, emploie 690 personnes et a réalisé 443 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020, grâce à une vingtaine de sites industriels.
Après avoir rénové son site de Dainville (Pas-de-Calais) pour 3,5 millions d'euros fin 2020, puis son site tourangeau actuellement, l'énergéticien s'attaquera au site de Carros (Alpes-Maritimes) qu'il a été contraint de stopper en raison de l'opposition des riverains et des élus locaux autour du PPRT. Primagaz a dû louer des capacités chez un confrère, en attendant de trouver un terrain et une nouvelle installation.



