Pour sa future usine francilienne, Calyxia délaisse la course à l'échelle pour limiter les risques

[Objectif première usine 7/8] Pour les start-up industrielles, fabriquer un produit basé sur une technologie innovante dans une nouvelle usine est un défi colossal. Retour d'expérience de huit entreprises. Calyxia, qui veut augmenter sa capacité de production de microparticules et microcapsules biodégradables, prend modèle sur l'industrie nucléaire en misant sur l'optimisation et la standardisation. 

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Vue d'artiste du nouveau site de Calyxia à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne). L'entreprise francilienne va se doter de six lignes supplémentaires pour augmenter sa capacité de production.

La start-up de la chimie de spécialité est en train de passer à la vitesse supérieure. Fondée en 2015, Calyxia a finalisé, l’automne dernier, une levée de fonds de série B de 31 millions d’euros, qui vise notamment à lancer sa nouvelle grande usine, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne). Celle-ci doit lui permettre d’augmenter ses capacités de production de microparticules et microcapsules biodégradables, destinées à se substituer aux microplastiques polluants dans l’agriculture, la détergence et les matériaux avancés.

Pour réussir cette montée en cadence, Calyxia entend rester raisonnable en termes de coûts et de dimensionnement de l’outil industriel. «L’actualité nous montre qu’il faut se détacher de la lubie de l’économie d’échelle, car cela fait prendre trop de risques, estime Michel Boyer-Chammard, son directeur général délégué. Si l’on veut être attractif pour les investisseurs et pour les soutiens, il faut proposer un business plan dérisqué avec du capital distribué au compte-gouttes.»

Un module de base à répliquer

Cet ancien de Saint-Gobain s’est inspiré de ce qui a fait le succès de l’industrie nucléaire française historique : trouver la bonne échelle pour une machine optimisée et standardisée, qui sert de module de base pouvant ensuite être répliqué. «Chez Calyxia, on n’a pas cherché à faire une machine plus grosse, mais à s’appuyer sur un module de procédé intégré, qu’on a sécurisé et optimisé et qu’on va démultiplier quand on aura besoin d’augmenter notre capacité de production», détaille Michel Boyer-Chammard.

À la clé, plusieurs avantages : «Avoir un seul équipement clé à répliquer est plus rapide et économique à fabriquer et à maintenir. Et on peut négocier les prix. Cela permet aussi de limiter l’intensité en capital de son usine au départ, assure le dirigeant. Cette stratégie a séduit les investisseurs lors de notre série B.»

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