Plusieurs usines de puces à l’arrêt au Japon après un tremblement de terre

Kioxia, Renesas, Sumco, Shin-Etsu, Tower… Plusieurs industriels des semi-conducteurs sont affectés par le tremblement de terre qui a secoué le Japon le 16 mars 2022. La plupart des usines dans la zone touchée sont à l’arrêt. Cet incident risque d’aggraver la pénurie de puces.

 

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Renesas usine de Naka
L'usine de puces de Renesas à Naka, au Japon, touchée par le tremblement de Terre

Une mauvaise nouvelle sur front des puces électronique. Alors que l’industrie mondiale pâtit d’une pénurie qui n’en finit pas, la situation risque de s’aggraver après le séïsme d’une magnitude 7,3 qui s’est produit, dans la nuit du 16 mars au large de Fukushima, au Japon. Plusieurs industriels des semi-conducteurs, affectés par l’incident, ont été contraints d’arrêter leurs usines dans la zone concernée.

La région nord-est du Japon, touchée par le tremblement de terre, est un centre important de production de puces et de substrats de semi-conducteurs. Selon le cabinet TrendForce, dans la zone principale du tremblement de terre, seule l’usine K1 de Kioxia, située à Kitakami, se trouve confrontée à la possibilité d'un nouveau déclassement de la production. Kioxia est le deuxième fabricant mondial de mémoire flash, après le sud-coréen Samsung. Dans l’usine K1, la puissance du séisme atteint une magnitude 5. Les plaquettes de puces en cours de production ont été partiellement endommagées. L’usine a été arrêtée pour inspection des machines et évaluation de l’impact.

Pas de changements drastiques des prix

La capacité de production de K1 avait été déjà déclassée à la suite d’un récent incident de contamination. Selon TrendForce, Kioxia n’évitera pas un autre déclassement, synonyme d’une perte de production. L’usine K1 représente environ 8% de la capacité totale de production de Kioxia en 2022. Les autres usines de Kioxia ne sont pas affectées, tout comme celle de Micron à Hiroshima. Compte tenu de la faiblesse de la demande, le cabinet n’entrevoit pas de changements drastiques des prix des mémoires flash.

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Le tremblement de terre a également touché l’usine de Shin-Etsu Handotai à Shirakawa et celle de Sumco à Yonezawa. La secousse a atteint une magnitude 5 sur ces deux sites. Mais en raison de la stabilité extrêmement élevée requise dans le processus de croissance des cristaux, des dommages sur les machines et les plaquettes de silicium en cours de production sont inévitables, estime TrendForce. Or Shin-Etsu Handotai et Sumco sont les deux plus grands fournisseurs mondiaux de substrats silicium. Les dommages devraient toutefois rester mineurs, car les bâtiments ont été renforcés après le terrible tremblement de terre suivi d'un tsunami en 2011.

Malédiction sur Renesas

La région abrite des usines des fondeurs de puces UMC, Tower, Tonami et Arai. Mais elles ont la chance d’avoir subi une secousse faible, d’une magnitude de 1 à 3. " À l'heure actuelle, ces usines fonctionnent normalement et tout impact du séisme sur la production reste largement insignifiant ", croit savoir TrendForce.

Ce n’est pas le cas de l'usine de Renesas à Naka. Frappée par un séisme d’une magnitude 5, elle a été fermée pour inspection des machines et évaluation de l’impact. Cette usine subit, comme une malédiction, régulièrement des tremblements de Terre. Elle a été victime en mars 2021 d’un important incendie. Renesas fait figure de deuxième fabricant japonais de semi-conducteurs, derrière Sony, et de troisième fournisseur mondial de puces pour l’automobile, derrière l’allemand Infineon et le néerlandais NXP.

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