Filiale du groupe d’agrofournitures Calvet basé à Aimargues dans le Gard, Plasticlean inaugure ce jeudi 1er juin un centre de recyclage des films plastiques maraîchers - c’est le premier en France -, situé au carrefour des deux grandes zones productrices du Sud à Vendargues, près de Montpellier (Hérault).
D’une capacité minimum de traitement de 10 000 tonnes de films plastiques par an, le site Plasticlean bénéficie d’un partenariat avec l’éco-organisme Adivalor*, qui collecte les films plastiques usagés de la profession agricole sur 1300 sites en France. «Tout est calé côté approvisionnement, affirme Christophe Calvet, président de Plasticlean et du groupe Calvet. Côté production, nous sommes en phase de démarrage et de réglage jusqu’en septembre. Nous passerons alors d’un effectif d’une demi-douzaine de personnes sur site à une douzaine.»
Prévu initialement à 4,3 millions d’euros, l’investissement de Plasticlean est monté à 5 millions d’euros, «à cause de l’effet Covid et de la hausse du coût des machines et des pièces électroniques». Plasticlean, qui explore le sujet depuis cinq ans, a développé un procédé breveté enchaînant opérations de lavage, broyage et séchage des films plastiques (en polyéthylène basse densité ou PEbd) pour produire des flocons de plastiques recyclés, conditionnés en balles houssées. «Nous avons mis au point des machines qui n’existaient pas pour la filière plastique et mené 18 essais pour valider le procédé», assure Christophe Calvet.
Tout est recyclé
Plasticlean va récupérer au minimum 10 000 tonnes de plastiques sortis des champs, qui vont tous aujourd’hui à l’enfouissement et 3 500 tonnes de plastiques recyclés par an devraient sortir de l’usine. Ils alimenteront des usines de production de films plastiques agricoles neufs. Tout ce qui entre dans l’usine de Vendargues est recyclé, à commencer par la terre souillant les films plastiques. Une estimation de 5 000 tonnes de terre par an rejoindra le circuit des terres végétales, tandis que 800 tonnes de cailloux iront vers le site d’un producteur de béton voisin. Quant à l’eau utilisée pour le nettoyage (250 m3 par heure), elle reviendra dans le circuit interne grâce à une unité de décontamination sur site, «uneusinedansl’usine», note Christophe Calvet.
* Adivalor : Agriculteurs, distributeurs, industriels pour la valorisation des déchets agricoles. Adivalor est financé par une éco-contribution versée par plus de 350 metteurs en marché, industriels ou importateurs.



