Pas d’embellie sur le marché automobile européen. Après un mois de janvier historiquement bas, les immatriculations de voitures neuves n’ont pas rebondi. Entre février 2020 et février 2021, elles ont chuté de 20,3 % avec seulement 850 170 nouveaux véhicules sur les routes, selon des données publiées mercredi 17 mars par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Il s’agit de la pire performance sur un mois de février depuis 2013.
Sous l’impact de la crise sanitaire, les quatre principaux marchés du vieux continent ont souffert : l’Espagne (-38,4 %), la France (-20,9 %), l’Allemagne (-19 %) et dans une moindre mesure l’Italie (-12,3 %). Sur le cumul des deux premiers mois de l’année, le marché souffre d’un recul de 23,1 % avec 1 693 059 immatriculations.
Alpine, seule marque française dans le vert
Une fois encore, peu d’entreprises résistent à cette tendance négative. Le groupe Stellantis, issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler Automobiles (FCA), enregistre des immatriculations en baisse de 22,4 % avec 198 883 unités dans les pays de l'Union européenne, au Royaume-Uni et dans les Etats membres de l'Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse).

- 0=
Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
- 2168+2.94
Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
Côté français, toutes les marques réalisent des contre-performances : Peugeot recule de 12,2 % (66 080 immatriculations), Citroën de 23,2 % (38 638), Opel-Vauxhall de 28,1 % (36 003) et DS de 47,4 % (5 727). La marque Jeep de FCA résiste un peu mieux avec un recul limité à 5,3 % (10 402 unités). Fiat souffre davantage, à -28,4 % (38 744). Stellantis reste deuxième sur le marché avec une part de 23,4 % (-0,6 point). Sur les deux premiers mois de 2021, le nouveau groupe a enregistré 377 905 immatriculations, en baisse de 24,7 %.
Le groupe Renault fait pire avec 74 298 immatriculations, en chute de 28,6 %. Le troisième acteur du marché européen voit sa part glisser à 8,7 % (-1,1 point). La marque Renault évolue dans le rouge à -34,7 % (48 141 immatriculations), comme Dacia (-13,6 %, 25 972 unités) et Lada (-53,8 %, 96 voitures). Seul lot de consolation pour le groupe français : les sportives d’Alpine progressent de 41,3 % avec 89 livraisons. Sur les deux premiers mois de l’année, le groupe cumule 151 834 immatriculations, en baisse de 25,8 %.
Volvo résiste encore
Le groupe allemand Volkswagen subit lui aussi la crise. Ses immatriculations baissent de 19 % avec 218 885 unités comptées. Le leader européen maintient tout de même sa place avec une part de marché à 25,7 % (+0,2 point). Ses concurrents allemands observent également des replis : BMW a livré 58 436 véhicules (+13,1 %) et Daimler 47 120 (-20,4 %).
Comme au mois de janvier, le constructeur suédois Volvo fait figure d’exception. Propriété du groupe chinois Geely, la marque progresse légèrement (+1,4 %) avec 23 042 immatriculations. Il s’agit donc de la meilleure performance du marché. Pendant ce temps, le groupe américain Ford a livré 42 669 voitures (-22,5 %) et l’entreprise britannique Jaguar Land Rover en affiche 8 100 (-29,4 %).
Nissan et Mitsubishi dans le rouge (foncé)
Les groupes asiatiques enregistrent des résultats contrastés. Le groupe sud-coréen Hyundai recule de 19,1 % avec 60 878 immatriculations. Le constructeur japonais Toyota résiste un peu mieux (-11,8 %, 52 800 unités), tandis que ses compatriotes Mazda (-22,9 %, 8 945 voitures) et Honda (-49,1 %, 3 393) font pire.
Les partenaires japonais de Renault ne se démarquent pas en Europe. Nissan se replie de 34,5 % avec 18 355 livraisons. Une fois de plus, la pire performance du marché revient à Mitsubishi, qui n’a immatriculé que 4 715 voitures (-57 %).



