Septième mois consécutif de recul pour le marché automobile français. Entre février 2020 et février 2021, les immatriculations de voitures particulières neuves ont chuté de 20,95 % avec 132 637 véhicules mis sur les routes, selon des données publiées lundi 1er mars par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Presque toutes les marques françaises évoluent dans le rouge.
La pénurie de puces automobiles pèse
Sur les deux premiers mois de 2021, le marché automobile français se replie de 14,24 % avec 259 017 immatriculations. “La baisse des commandes du second semestre 2020 se fait sentir ainsi que le début de la pénurie des semi-conducteurs pour le secteur automobile”, explique le CCFA.

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Le comité note aussi une “forte poussée des hybrides” et une “stabilisation des électriques”. En janvier et février, les hybrides rechargeables pesaient 6,7 % dans le volume d'immatriculations avec 17 228 unités. Les voitures électriques représentent quant à elles 5,8 % du marché (14 895 immatriculations).
Renault bascule dans le rouge aux côtés de PSA
Le groupe Renault avait bien résisté à la crise en janvier. En février, le constructeur français enregistre un recul de 22,2 % avec 28 376 immatriculations. La marque Renault a pénalisé l’entreprise (-35,1 %, 18 735 unités) malgré les performances de Dacia (+25,8 %, 9 582) et d’Alpine dans une moindre mesure (+1 375 % pour 59 voitures). Depuis le début de l’année 2021, Renault voit ses immatriculations diminuer de 11,32 % avec 58 727 unités.
Pour la première fois, le CCFA agrège les données de PSA et de Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) qui ont fusionné officiellement en janvier pour donner naissance à Stellantis. Premier acteur sur le marché automobile français, le nouvel ensemble représente à lui tout seul 36,7 % des immatriculations, devant Renault (21,4 %) et Volkswagen (12,4 %). Stellantis voit tout de même ses immatriculations baisser de 25,6 % avec 48 738 voitures expédiées. Sur les deux premiers mois de 2021, Stellantis est en repli de 21,7 % (94 526 immatriculations).
Toutes les marques de PSA sont dans le rouge en février : Peugeot (-17,2 %, 26 750 unités), Citroën (-25,6 %, 13 947), Opel (-51,3 %, 3 026) et DS (-52,3 %, 1 716). Fiat, la marque phare de FCA, affiche une dégringolade de 35,7 % avec 2 630 immatriculations. Alfa Romeo recule aussi de 34,6 % avec 89 voitures. En revanche, Jeep (+30,9 %, 576 immatriculations) et Maserati (+33,3 %, 4 unités) résistent.
Volkswagen en repli
Les entreprises étrangères comptent aussi leurs pertes. Après un mois de janvier dans le vert, le groupe allemand Volkswagen (premier importateur du marché) enregistre un repli de 20,1 % avec 16 502 immatriculations. Sa part de marché stagne de +0,1 point à 12,4 %. Les autres constructeurs allemands souffrent également : le groupe BMW diminue de -19,9 % (5 609 immatriculations) et Daimler de -18,1 % (4 076 unités).
Aux États-Unis, Ford est dans le rouge avec des ventes en recul de 7,4 % (4 584 unités).
Quelles sont les meilleure et pire performances ?
Les acteurs asiatiques connaissent des performances contrastées. Le groupe japonais Toyota enregistre un repli de 9,1 % (8 450 immatriculations) et l’entreprise sud-coréenne Hyundai réalise une contre-performance de -11,6 % (6 790 unités). Maison mère de Volvo, le groupe chinois Geely se rétracte de -21,9 % (1 218 unités). Le conglomérat indien Tata, propriétaire de Jaguar et Land Rover, enregistre de son côté 614 ventes en baisse de 33,4 %.
Les partenaires japonais de Renault traversent toujours une période difficile en France. Nissan baisse de 28,9 % (3 087 immatriculations) tandis que Mitsubishi réalise une fois de plus la pire performance du marché avec seulement 128 immatriculations en chute de 56,9 %. Le groupe japonais Suzuki se montre encore une fois le plus dynamique avec 1 899 voitures mises sur les routes françaises (+21,9 %).



