Une nouvelle usine de compostage publique va voir le jour en 2026 à Aspach-Michelbach (Haut-Rhin). Ce projet nécessite un investissement de 24 millions d’euros, porté par le Syndicat mixte à vocation multiple pour le traitement des déchets ménagers du secteur IV (SM4), qui gère les déchets de 154 000 habitants, répartis sur six collectivités. Le marché a été confié au groupe Paprec, qui exploite déjà la plateforme actuelle, située au même endroit. Construite en 1985, celle-ci servait initialement au compostage d’ordures ménagères résiduelles. Elle a été reconfigurée en 2010, pour l’adapter au traitement spécifique des biodéchets lorsque les collectivités sont passées au tri à la source.
Mise en service en 2026
La nouvelle plateforme aura une plus grande capacité de traitement que l’actuelle, de 20 000 tonnes de déchets fermentescibles par an, dont 13 500 tonnes de biodéchets et 6 500 tonnes de déchets verts. Ce sera la plus importante plateforme publique de compostage en France, soulignent ses instigateurs. Elle intégrera les dernières technologies de ce type d’équipements. «Le traitement des odeurs se fera dans un bâtiment dépressurisé. Il y aura de nombreux capteurs qui permettront de suivre le bon déroulement des différentes phases de fermentation ou d’affinage. L’installation récupérera aussi la chaleur dégagée par le compostage, qui sera réintégrée dans le processus», détaille Pierre-Marie Urvoy, directeur de territoire Alsace Lorraine Franche-Comté pour Paprec. La nouvelle usine permettra aussi d’orienter une partie des biodéchets vers la méthanisation, pour les valoriser dans des installations existantes ou produire du biogaz.
Le compost produit, certifié pour être utilisé dans le cadre de l’agriculture biologique, est utilisé par des agriculteurs locaux et en minorité, à 5%, par des particuliers. La nouvelle usine, qui aura aussi une vocation de vitrine de cette activité de compostage, sera dotée d’un jardin pédagogique et d’une aire d’accueil pour inciter à l’usage du compost. Elle sera bâtie sur un terrain à côté de l’usine existante, qui restera en service pendant le temps des travaux. La construction démarrera en juin 2024, pour une mise en service prévue en février 2026.



