Sur le fil ! Selon Julien Senecal, secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) du comité social et économique (CSE), et Arnaud Dauxerre, représentant des cadres, cités par l'Agence France presse (AFP), UPM a voté, le vendredi 15 octobre, la vente de la papeterie Chapelle-Darblay de Grand-Couronne (Seine-Maritime) à l'offre conjointe de Samfi Invest et Paprec. Le 13 juillet, Emballages Magazine indiquait que le papetier finlandais étudiait cette piste : « Nous sommes en discussion avec Samfi et Paprec » qui projettent de racheter le site ensemble, mais « la décision est malheureusement retardée » jusqu'à septembre, car les représentants des salariés « ont demandé une expertise externe ». Le projet comprend une reconversion vers la production d'hydrogène avec H2V, une société de Samfi Invest, et une unité de traitement de papiers et cartons à recycler (PCR) pilotée par Paprec, spécialiste de la collecte, du tri et du recyclage. Selon Julien Senecal et Arnaud Dauxerre, cette solution, en rupture avec l'histoire du site, implique « le démantèlement de l'outil industriel ».
Carton
Veolia, associé à Fibre Excellence, était également candidat à cette reprise. « Aux côtés de notre partenaire Fibre Excellence, nous proposons un véritable projet de transformation de l’usine qui préserve l’histoire et les compétences de la Chapelle-Darblay et la projette dans un secteur d’avenir. Grâce aux solutions de la transformation écologique, nous permettons la relocalisation d’une industrie qui allait quitter la France » : ainsi s’exprime Antoine Frérot, le patron de Veolia, dans un communiqué du 14 octobre. Le 5 juillet, Emballages Magazine avait évoqué ce projet qui avait les faveurs de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Les deux partenaires annoncent la production de 400 000 tonnes de carton ondulé issu de PCR utilisés pour le papier pour ondulé (PPO). Veolia assure l’approvisionnement en PCR tandis que Fibre Excellence prend en charge la production de carton. L’énergie doit provenir d’une chaudière de cogénération biomasse alimentée par des déchets organiques collectés en Normandie, Bretagne et Hauts-de-France. L’investissement complet s'élève à 120 millions d’euros. 250 emplois sont maintenus.



