« Sauvons la Chapelle Darblay ! » : des manifestants se sont rassemblés, le mercredi 28 avril, devant le ministère de l'Économie afin de demander à l’État de venir au secours de la papeterie de Grand-Couronne (Seine-Maritime). Une papeterie qualifiée de « dernier site de recyclage de papier en France » dans la mesure où cette usine du finlandais UPM est spécialisée dans le papier journal recyclé. « On a une usine qui (...) conjugue industrie et écologie avec des salariés compétents et on a un propriétaire qui refuse de vendre, alors qu'il y a des repreneurs. Et un État qui nous dit "si le propriétaire ne veut pas vendre, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?". Donc ce qu'on exige de Bercy, de M. Le Maire, (…), c’est qu'ils disent par écrit "oui, on s'engage à la réouverture du site dans les plus brefs délais" », indique le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Porte-parole d'Attac, Aurélie Trouvé renchérit : « Il y en a marre des belles paroles sur la transition écologique et sociale. Si ce gouvernement veut être crédible, qu'il commence par sauver cette usine de Chapelle Darblay ». Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Industrie, a reçu une délégation de salariés, en présence de Philippe Martinez. Cet échange « a permis de confirmer qu'il y a un objectif partagé de maintien d'une activité industrielle sur le site, de préférence en lien avec l'activité papetière, qui correspond au savoir-faire des salariés », précise le ministère.
État de marche
Le site fait l'objet de « six marques d'intérêt » mais elles ne sont « pas engageantes à ce stade ». La date limite de dépôt des offres est fixée au 14 mai. Sans repreneur depuis sa mise en vente en 2019 par UPM, le site est maintenu en état de marche jusqu'au 15 juin, date à laquelle les machines seront envoyées sur un nouveau site en Amérique du Sud, selon « Plus jamais ça ! ». Né en mars 2020 avec la publication d'une tribune signée par Les Amis de la Terre, Attac, la CGT, la Confédération paysanne, la FSU, Greenpeace, Oxfam, l'Union syndicale Solidaires, ce collectif se donne pour objectif de « reconstruire ensemble un futur écologique, féministe et social » face au « désordre néolibéral ».



