Trois offres pour Chapelle-Darblay

Le belge VPK ferait toujours partie des repreneurs potentiels. -

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Chapelle Darblay UPM

Selon des sources syndicales et les pouvoirs publics, la papeterie de Grand-Couronne (Seine-Maritime), dite Chapelle-Darblay, fait l’objet de trois offres de reprise. Interrogé par l'AFP, le finlandais UPM, actuel propriétaire du site, a confirmé avoir « des discussions depuis 18 mois avec de possibles acquéreurs potentiels » sans donner plus de détails. Selon une source proche du conseil régional de Normandie, une des offres émane du belge VPK qui mettrait 110 millions sur la table. Le projet serait de prédire du papier pour ondulé (PPO) pour le carton ondulé. Autre proposition, un financier, un cartonnier français et une entreprise de ouate, proposent eux d'injecter 168 millions d'euros, selon la même source. « La valeur du terrain est évaluée autour de 10 millions d'euros. Ce qui coûte cher, c'est le coût d'adaptation des machines », indique une source proche du conseil régional. A l’arrêt depuis juillet 2020, la papeterie produisait du papier journal à partir de papiers et cartons à recycler (PCR). Le 10 mars, 67 élus, dont le maire ex-LR du Havre Edouard Philippe et la maire PS de Paris Anne Hidalgo, ont signé un appel à relancer ce site dont la fermeture définitive « pousserait de très nombreuses collectivités à enfouir ou brûler le papier déchet au lieu de le recycler, ou bien à l'envoyer en Belgique ou en Allemagne ! ». L’usine affiche une capacité annuelle de quelque 480 000 tonnes. UPM s’est engagé à maintenir l’outil de production jusqu’en 2021.

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