Panzani diversifie ses activités. En plus des pâtes sèches, sauces et couscous, l’ETI française a annoncé le 7 février son lancement sur le rayon pâtes fraîches à compter du mois de mars. Gnocchis, pâtes fourrées, ou simples tagliatelles vont faire leur apparition dans les rayons français. S’il ne communique pas pour l’instant le nom de ses partenaires, le patron de l’entreprise Albert Mathieu indique s’être mis d’accord avec deux industriels italiens pour la fabrication des nouveaux produits.
Un marché en meilleure santé que celui des pâtes sèches
«Ce n’est pas un simple partenariat de sous-traitance, nous avons co-développé les recettes et participé de leurs investissements industriels», a développé lors d’une conférence de presse celui qui a pris les commandes de l’entreprise il y a deux ans. Ce n’est pas une joint-venture pour autant, même si Panzani souligne que ce partenariat devrait être durable et s’être engagé sur des volumes pour les prochaines années. L’industriel français ambitionne «25% de part de marché» dans le rayon d’ici «quatre ans». Douze recettes sont lancées.
«Le marché des pâtes fraiches en France, pèse 700 millions d’euros et connaît une croissance d’environ 5% en volume chaque année», a justifié Valérie Beauchêne, la directrice marketing du groupe. En comparaison, si le marché des pâtes sèches pèse un milliard d’euros en Hexagone, sa croissance est confinée à 1,5% ces dernières années. Les marques distributeur prennent d'ailleurs une place croissance sur ce dernier segment. Panzani compte donc sur le développement des pâtes fraiches, avec un positionnement prix «cœur de gamme», entre 2 et 3€, ce qui devrait le rapprocher de Lustucru, l’italien Rana conservant le plus haut de la gamme.
Du blé français, des tomates italiennes pour la nouvelle gamme
Côté matières premières agricoles, le blé dur proviendra de la France, alors que Panzani est un gros donneur d’ordre de cette filière dont il aspire chaque année environ un tiers des volumes. Pour le reste, l’origine des produits sera partagée entre les différents pays européens : l’Italie pour les tomates, l’Allemagne pour une partie des fromages, le nord de la France, la Belgique et les Pays-Bas pour les flocons de pomme de terre nécessaires à la confection des gnocchis.

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
L’ETI française, qui indique avoir réalisé environ 600 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023, souhaite d’ailleurs faire monter en puissance la filière française des tomates destinées à l’industrie, alors que ses approvisionnements, principalement pour ses sauces, sont italiens et espagnols à date. Un partenariat avec la coopérative le Panier Provençal a été noué pour la saison prochaine, avec l’idée d’intégrer 6000 tonnes de tomates hexagonales aux recettes. Panzani communique avoir besoin de 100 000 tonnes de tomates chaque année, alors que la filière française ne fournit que 140 000 tonnes.
Pas de baisses de prix
Les négociations commerciales se sont achevées fin janvier. C’est un Albert Mathieu «satisfait» qui a accepté de faire le bilan de ses discussions avec la grande distribution. Pour les pâtes sèches, alors que le groupe avait légèrement baissé ses prix l’an dernier, il indique qu’il «serai[t] très surpris que les prix augmentent et s’attend[re] à un prix stable ou en très légère baisse.» En revanche, côté sauces, l’inflation va se prolonger, les bassins de production ayant été durement frappés par la sécheresse. «La tomate est passée de 100 à 150€ la tonne cette année», pointe-il. La hausse de prix devrait rester confinée sous la barre des 10%.



