« Jusqu’à maintenant, il n’existait pas de traitement approuvé contre la malaria [ou paludisme] pour les nourrissons pesant moins de 4,5 kg », constate Novartis. Ca, c'était avant que le laboratoire suisse décroche une nouvelle approbation pour son traitement antipaludéen phare, le Coartem (artéméther-luméfantrine).
Lancé depuis 1999, le traitement vient d'obtenir l'autorisation des autorités sanitaires suisses dans sa nouvelle version destinée aux nouveaux-nés. Baptisé Coartem Baby, le dosage du médicament a été conçu pour correspondre aux bébés pesant entre 2 et 5 kg.
Une avancée importante pour une cible largement touchée par le paludisme et qui ne disposait pour le moment d'aucun traitement réellement adapté à ses besoins. « Jusqu’ici, les nourrissons étaient traités à l'aide de formulations destinées aux enfants plus âgés, ce qui pouvait augmenter le risque de surdosage et de toxicité », précise Novartis.
Un nouveau dosage à destination de l'Afrique
Le médicament a été développé en partenariat avec l’ONG genevoise Medicines for Malaria Venture, et le concours de huit pays africains, dans le cadre d’une procédure visant à favoriser l’accès aux traitements dans les pays à revenus faibles et intermédiaires. Après avoir participé à l’évaluation du Coartem Baby, ces pays pourraient, à leur tour, l’homologuer rapidement.
D’autant que le continent africain figure parmi les régions du monde les plus touchées par le paludisme. Transmise à l’être humain par piqûre de moustiques, cette maladie infectieuse sévit principalement dans les pays tropicaux. Ainsi, d’après l’OMS, l’Afrique concentre 95 % des décès dus à la maladie, dont 76 % seraient des enfants de moins de cinq ans. Pour aider à éradiquer l’épidémie, Novartis a assuré prévoir « de mettre à disposition, sur une base non-lucrative, le Coartem Baby dans les zones où la maladie est endémique ».



