OneWeb reprend du poil de la bête et Arianespace peut s’en réjouir. Lundi 21 septembre, l’entreprise française a annoncé la reprise des lancements pour déployer la constellation de mini-satellites de l’opérateur américain. La nouvelle constitue un signal positif pour OneWeb qui a échappé de peu à la faillite.
Un nouveau programme de 16 lancements
Le Royaume-Uni et l’entreprise indienne Bharti avaient officialisé en juillet le rachat de OneWeb. Néanmoins, l’incertitude demeurait sur le programme des lancements. Arianespace fait partie des principaux concernés en tant que premier créancier de la start-up américaine. “Je suis ravi que nous soyons en mesure de reprendre le déploiement de la constellation OneWeb et de contribuer ainsi à l’objectif de notre client de combler la fracture numérique à l’échelle mondiale”, s’est réjoui dans un communiqué Stéphane Israël, président exécutif d’Arianespace.
Arianespace et OneWeb ont donc programmé la prochaine mission pour décembre 2020. Elle se déroulera au cosmodrome de Vostochny (Russie) avec la fusée Soyouz. Les bases de Baïkonour (Kazakhstan) et Kourou (Guyane) seront également mobilisées pour de futurs lancements. Au total, 16 missions sont prévues à partir de fin 2020 et jusqu’en 2022.
Arianespace voit donc son programme un peu allégé. Avant la restructuration de OneWeb, 19 tirs étaient prévus. L’entreprise américaine précise d’ailleurs que l’accord avec Arianespace reste soumis à la validation de son plan de restructuration.
La production a repris avec Airbus
La mission de décembre 2020 permettre de déployer 36 satellites. À ce jour, la constellation compte 74 satellites mis en orbite par Arianespace entre février 2019 et mars 2020. OneWeb reste loin de son objectif. L’opérateur vise une flotte en orbite basse de 650 satellites pour assurer une connectivité à haut débit et faible latence dans des régions du monde peu connectées. À terme, OneWeb voit encore plus grand. Fin août, l’administration américaine a donné son feu vert au déploiement de 1 280 satellites à 8 500 kilomètres d’altitude (un peu plus haut que les 74 premiers satellites de OneWeb qui évoluent à 1 200 kilomètres de la Terre).
OneWeb espère proposer ses premiers services commerciaux pour la fin de l’année 2021. L’entreprise cible d’abord des marchés au-delà du 50e parallèle Nord : au Royaume-Uni, en Alaska (États-Unis), en Europe du Nord, au Groenland, en Islande, dans l’océan Arctique et au Canada.
Côté construction, OneWeb va continuer de travailler avec Airbus à travers la co-entreprise OneWeb Satellites. Celle-ci “accélère le rythme de production et d'exécution pour respecter le prochain calendrier de lancement”, indique OneWeb dans un communiqué. Les satellites sont assemblés, intégrés et testés dans une usine de Floride (États-Unis).



