Pour Airbus, l’annonce par le gouvernement britannique et l’industriel indien Bharti de reprendre OneWeb est une triple bonne nouvelle. Philippe Pham, directeur de l’observation de la Terre, de la navigation et des missions scientifiques chez Airbus a pu en faire la démonstration lors d’une rencontre avec les journalistes de l’AJPAE (Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace), organisée le 6 juillet à travers un outil de conférence en ligne.
1 milliard de dollars pour relancer le projet
Primo, car Airbus est l’un des investisseurs historiques de OneWeb, aux côtés de Softbank mais également de Coca-Cola, Virgin, Intelsat… Or la société, qui ambitionne de déployer 650 minisatellites en orbite basse pour apporter des connexions Internet sur toute la surface du globe, s’était placée en mars dernier sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. "Nous sommes contents qu’une continuité puisse être assurée par un repreneur crédible (…) sur le court et moyen terme", s’est félicité le dirigeant d’Airbus. En effet, le gouvernement britannique associé au groupe indien Bharti (propriétaire de l’opérateur mobile indien éponyme qui compte 425 millions de clients) a révélé le 3 juillet dernier leur volonté d’investir chacun 500 millions de dollars pour financer la reprise des opérations.

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Jusqu'à 4 satellites produits par jour
Secundo, car Airbus est l’industriel principal derrière le projet OneWeb depuis février 2016. L’avionneur européen et l’opérateur OneWeb sont détenteurs à parts égales de la société OneWeb Satellites qui conçoit et fabrique les 650 satellites de la mégaconstellation. Les 10 premiers exemplaires ont été conçus et fabriqués par les équipes de Toulouse (Haute-Garonne), voisines des équipes d’Airbus Defence & Space. L’an dernier, la production en série a été transférée à la filiale américaine basée en Floride.
Cette société révolutionne l’industrie spatiale en étant capable de produire jusqu’à 4 minisatellites par jour alors que les fabricants traditionnels ont une production annuelle de quelques unités seulement. "On est vraiment globalement satisfaits à la fois pour la continuité de cette initiative OneWeb mais aussi pour tout ce qu’on a mis en place en tant qu’Airbus avec OneWeb Satellites (…) avec la continuité de la production des satellites et l’utilisation qu’on en fait", a souligné Philippe Pham.
Airbus, un industriel... anglais
Tertio, car Airbus est aussi un industriel du spatial outre-Manche. Le dirigeant d’Airbus se félicite donc que le gouvernement britannique mise sur l’activité des satellites. "Un gouvernement anglais qui donne de la voix sur une initiative spatiale d’envergure, c’est aussi une bonne nouvelle pour l’espace, pour Airbus en Angleterre et pour l’industrialisation de l’espace globalement en Europe", n’a pas manqué de signaler le dirigeant d’Airbus Defence and Space.



