Onepoint (re)passe à l'offensive. Candidat malheureux au rachat des activités digital, big data et sécurité d'Atos en septembre 2022, le cabinet de conseil français (500 millions d'euros de chiffre d'affaires, 3 300 salariés) entend jouer un rôle dans la mutation de la société française de services informatiques. Il a annoncé dans un communiqué publié le 1er novembre avoir passé "le seuil de 5% du capital d’Atos et détenir au 26 octobre 9,9 % du capital et 9,9% des droits de vote de la société".
Cela en fait désormais le premier actionnaire de l'entreprise, dont il entend accompagner la transformation. "Cette prise de participation intervient dans le cadre du projet de réorganisation en cours de la société, et de sa nouvelle gouvernance, et conforte la dimension stratégique des activités d’Atos", affirme Onepoint.
Atos a réagi dans un bref communiqué. "Nous saluons l’arrivée de Onepoint et envisageons d’entamer un dialogue constructif avec elle, comme avec tous les autres actionnaires du groupe, dans le meilleur intérêt de toutes nos parties prenantes", déclare l'entreprise.
Le capital d'Atos est très éclaté entre une multitude d'investisseurs de tailles différentes. Bank of America, JP Morgan, BlackRock, par exemple, détiennent indirectement (via des sociétés qu'ils contrôlent, des clients ou des fonds dont ils assurent la gestion) des actions de la société, et passent régulièrement le seuil des 5% du capital chacun au gré de leurs opérations.

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Atos en éternelle mutation
Atos est englué depuis plusieurs années dans une profonde transformation. Plusieurs projets de scission de l'entreprise ont été évoqués. Le dernier plan consiste à vendre Tech Foundations, qui regroupe les activités historiques déclinantes d’infogérance, au groupe de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, afin de se recentrer sur Eviden, l’autre division formée par les activités porteuses dans le digital, la cybersécurité et le calcul intensif.
La direction largement renouvelée d'Atos espère boucler l'opération au deuxième trimestre 2023. Mais des voix s'élèvent contre la vente d'activités stratégiques au tchèque Daniel Kretinsky. En réponse, l'hypothèse d'une nationalisation temporaire d'Atos a été rejetée par le gouvernement.



