Président depuis avril de Vitagora, le pôle de compétitivité agroalimentaire de Bourgogne-Franche-Comté et d’Ile-de-France, Oisin Morrin, le directeur général de Tippagral depuis 2006, a fait évoluer le statut de la PMI à celui d’ETI. Il a quitté son Irlande natale, en 1988, après des études agricoles, pour rejoindre des projets piscicoles en Corrèze, puis en Corse. Après l’obtention d’un MBA en 1996, il devient directeur général adjoint de Tippagral, fournisseur de fromage pour les professionnels de la restauration et de l’industrie agroalimentaire, à Dijon (Côte-d’Or).
«À l’époque, nous vendions 3 000 tonnes de produits pour environ 15 millions d’euros de chiffre d’affaires. Aujourd’hui, nous produisons 22 000 tonnes pour 120 millions d’euros», souligne le soixantenaire. Selon lui, la formation des salariés reste l’une des clés du succès. «Il faut prendre de la hauteur, sortir de son écosystème pour échanger et partager les expériences. C’est ce que nos 80 collaborateurs peuvent faire avec Vitagora notamment.»
Fraîchement rentré de l’exposition universelle d’Osaka, il y a perçu l’intérêt des Japonais pour les productions françaises comme les produits laitiers, le miel, les boissons alcoolisées ou non, le vin en particulier, et les produits premium. «C’est un marché mature et loyal, important pour la région depuis une quinzaine d’années, et porteur dans la situation géopolitique actuelle. Nous partageons un même amour pour la gastronomie.» À la tête de Vitagora, il entend faire grandir le pôle autour de quatre thèmes : la technologie, l’environnement, le sociétal et l’international.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3743 - Juin 2025



