Sur les six hectares de l’ancien hôpital et de l’hôtel Dieu construit en 1204, Dijon Métropole inaugure le 6 mai sa Cité internationale de la gastronomie et du vin. Après le classement par l’Unesco du climat des vignobles de Bourgogne, la collectivité compte sur ce nouvel outil pour conforter sa place sur l’échiquier international en tant que lieu emblématique de la gastronomie, de l’agroalimentaire et du vin.
« L’idée est née en 2010 quand le Repas gastronomique des Français obtenait son inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Les premiers coups de pelle ont ensuite été donnés en 2017. Il aura fallu cinq ans, 250 millions d’euros d’investissement, majoritairement privés, et plus de 500 ouvriers sur ce chantier pour que le site voit le jour » détaille François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole.
Avec 1 750 m² d’espaces d’exposition consacrés à la gastronomie ; 600 m² de cave proposant 250 vins au verre ; un restaurant dont la carte, misant sur les produits locaux, a été pensée par le chef étoilé Eric Pras ; une cellule de dégustation ou encore une extension de l’école Ferrandi pour accueillir chaque année 150 étudiants étrangers ou en reconversion, la Cité internationale de la gastronomie et du vin souhaite allier le meilleur de ce qui se boit et se mange. Situé au premier kilomètre de la route des Grands Crus et au départ de la Vallée de la gastronomie qui file ensuite jusqu’à Marseille, le site espère également rayonner à l’international grâce à son hôtel quatre étoiles.
Cité internationale de la gastronomie et du vin L'école Ferrandi peut accueillir chaque année 150étudiants étrangers ou en reconversion à la Cité internationale de la gastronomie et du vin.

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
S’appuyer sur les forces en présence
Dans le village de la Cité, les producteurs et industriels de l’agroalimentaire trouveront de nouvelles vitrines où s’exposer mais aussi des partenaires capables de les accompagner dans leurs innovations par l’intermédiaire de l’accélérateur de start-up présent. « Les start-up côtoient les consommateurs, travaillent dans la cocréation avec eux, testent de nouveaux modèles et se montrent plus agiles pour évaluer les marchés », détaille Christophe Breuillet, directeur du pôle de compétitivité Vitagora qui compte 650 membres internationaux.
Le 22 avril dernier, ce cluster majeur en Europe sur l’alimentation durable a fusionné avec la FoodTech Dijon Bourgogne Franche-Comté pour rapprocher industriels et start-up. « Installée au cœur de la Cité, Vitagora a vocation à devenir la Silicon Valley de l’agroalimentaire avec un lieu pour accueillir les délégations, les touristes aussi bien que les Dijonnais. Déjà identifiée comme une place forte académique sur le plan alimentaire, nous allons renforcer la visibilité de la ville à l’échelle des consommateurs avec un lieu pour l’incarner », ajoute Christophe Breuillet.



