Le laboratoire danois Novo Nordisk va investir 50 millions d'euros à Chartres (Eure-et-Loir). La partie la plus importante de l'investissement concerne le transfert d'une ligne de production de Kalundborg (Danemark) vers la France pour ses traitements liés au diabète, la deuxième du genre sur le site.
Sa mise en service est prévue en juillet 2022. Elle portera les capacités à 100 millions d'unités, que l'usine exportera dans le monde entier, sauf aux Etats-Unis où Novo Nordisk dispose d'une usine dédiée.
A cela, s'ajoute la création d'une ligne d’Ozempic, son nouveau médicament indiqué dans le diabète de type 2, comprise dans la catégorie GLP 1 (glucagon-like peptide-1), "celle qui connaît la plus forte croissance sur le marché", insiste Lone Charlotte Larsen, directrice du site de Chartres. L’assemblage des stylos injecteurs, leur conditionnement avec les aiguilles et le packaging seront opérationnels dès le début 2023. Sur ce site de 40 000 mètres carrés bâtis, Novo Nordisk emploie 1 200 salariés, et doit remplacer environ 30 à 50 départs par an.
Nouvelle chaudière biomasse
En parallèle, le plan neutralité carbone initié en 2019 va se traduire par l’installation d’une chaudière biomasse avant la fin de l'année. Cette chaudière, qui mobilise un investissement de 7 millions d’euros, produira la vapeur industrielle nécessaire aux procédés et au chauffage des bâtiments. Novo Nordisk a prévu de s'approvisionner dans un rayon de 150 kilomètres autour de l'usine. Les cendres seront revalorisées localement au travers d’épandage ou de réemploi industriel.
Leader mondial dans le traitement du diabète, le laboratoire danois s'adresse à près de 33 millions de patients. Il est aussi présent dans les traitements contre l'hémophilie, les maladies telles que Parkinson et Alzheimer. Novo Nordisk emploie 45 000 personnes dans le monde et a réalisé un chiffre d'affaires de 17,5 milliards d'euros en 2020. Les ventes sont stables au premier trimestre 2021.



