Les investissements se poursuivent chez Novo Nordisk à Chartres (Eure-et-Loir). Après avoir engagé 50 millions d’euros en 2021 pour transférer une production depuis le Danemark et injecté 18 millions l’an dernier pour un nouveau laboratoire de contrôle, le groupe danois a annoncé le 19 janvier 2023 un investissement encore plus conséquent, de l'ordre de 130 millions d’euros.
Au sein du bâtiment NNP4 de 7 850 m2, tout récent puisque livré en 2020, Novo Nordisk va ajouter quatre lignes pour la fabrication de son Flextouch, un stylo injecteur d’insuline dans le traitement du diabète, dont deux lignes pour l’assemblage et deux autres pour le conditionnement. Au total, le groupe va tripler ses capacités de FlexTouch sur le site pour mieux répondre à la demande croissante. L’usine française, en service depuis 60 ans et qui fournit plus de 8 millions de patients dans le monde, va en parallèle augmenter de 100 postes ses effectifs actuels qui atteignent déjà 1 450 salariés.
De nouvelles unités automatisées
Les travaux ont démarré fin 2022 sur ce vaste complexe de production de cartouches et de flacons d’insuline, en plus de stylos injecteurs pré-remplis. Les deux premières lignes seront opérationnelles entre fin 2024 et début 2025, les deux dernières d’ici mi-2025. Les nouvelles unités de production seront automatisées et robotisées, avec analyse de données en temps réel pour optimiser l’efficacité des équipements, ou encore des caméras pour améliorer la détection des imperfections. Dans un communiqué, David Ester, directeur de projets, évoque des moyens permettant ainsi « d’intervenir en maintenance prédictive plutôt que curative ». Des véhicules autonomes seront par ailleurs implantés pour transférer les productions des futures lignes vers les magasins.
L’accroissement des capacités doit s’effectuer sans dégrader l’objectif de neutralité carbone du site. Depuis 2018, l’usine de Novo Nordisk parvient d’ailleurs à régulièrement accroître ses capacités sans incidence sur sa consommation d’énergie. Un résultat obtenu grâce à l’ensemble des actions menées ces dernières années pour réduire les consommations d’énergie, comme l’installation de pompes à chaleur ou de systèmes de récupération de chaleur fatale, et grâce aussi au démarrage d’une centrale à biomasse sur le site à l’automne 2021 pour approvisionner tous les besoins en chaleur des unités de production.



