Novadiscovery s'attaque aux virus in silico

La rubrique “La pépite” met à l’honneur une jeune pousse française. Aujourd’hui, rendez-vous avec Novadiscovery qui a développé une solution pour simuler l’impact d’une maladie et d’un traitement sur un organisme virtuel.

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Novadiscovery
Novadiscovery s'attache à numériser le modèle de maladies pour tester des traitements sur un organisme virtuel.

« Le développement de nouvelles thérapies est un process très long et coûteux, qui échoue trop souvent faute de disposer des technologies prédictives nécessaires », estime François-Henri Boissel. La start-up qu’il a fondée en 2010, Novadiscovery, vise justement à « dé-risquer et accélérer les essais cliniques ».

Sa solution : numériser le modèle d’une maladie pour tester sur un organisme virtuel, in silico, plusieurs traitements potentiels et sélectionner les plus prometteurs pour des essais in vivo, sur des êtres vivants. « Le computationnel permet de tester des milliers d’hypothèses sans risquer la santé d’humains », ajoute celui qui, à l’origine, ne se destinait pas à devenir président de biotech.

Diplômé d’école de commerce, il entame une carrière prometteuse en banque d’investissement à Londres, puis à Tokyo... Avant la crise de 2008. « C’était le bon moment pour lancer un projet à impact sociétal », assure-t-il. Il démarre le projet avec son père, Jean-Pierre Boissel, professeur en pharmacologie. Implantée à Tours (Indre-et-Loire), la société atteint la rentabilité en 2017. « Nous avons traversé nombre de perturbations, se souvient François-Henri Boissel. Jusqu’à l’envolée, en 2019. »

Début 2020, une première levée de fonds de 5 millions d’euros est bouclée avec le groupe pharmaceutique suisse Debiopharm. En février 2021, un nouveau tour de table de 2,5 millions d’euros est réalisé auprès de Sanofi. Entre-temps, les locaux lyonnais de la société se remplissent : l’effectif passe de 21 à 56 personnes. Et le Covid-19 survient. Porteur de nouvelles opportunités pour la biotech.

Les challengers

  • MabSilico, spin-off de l’Inra et du CNRS fondée en 2017 à Tours, est spécialisée dans la recherche d’anticorps thérapeutiques. Sa solution d’apprentissage machine se base sur les lois physiques et chimiques pour simuler l’interaction d’un traitement avec un virus donné.
  • La start-up parisienne Iktos exploite l’intelligence artificielle pour générer des molécules répondant à plusieurs critères, afin de proposer des médicaments optimisés pour une cible. Fondée en 2016, elle accumule les partenariats avec des industriels comme Pfizer, Merck et Servier.
  • Aqemia, spin-off de l’École normale supérieure fondée en 2019 à Paris après huit ans de recherche, exploite le machine learning et des algorithmes statistiques pour inventer des molécules innovantes. Son premier client ? Sanofi.

 

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