Alors que la France attend toujours un vaccin national contre le Covid-19, la société Valneva a annoncé, ce mercredi 6 avril, des résultats encourageants dans l'avancée de son vaccin. L'effet immunogène semble confirmé sur les phases 1 et 2, avec plus de 90 % des personnes vaccinées développant des niveaux importants d'anticorps contre la protéine Spike du SARS-CoV-2.
Actuellement, le groupe attend l'autorisation du gouvernement britannique pour la mise en marche de la phase 3. Sous réserve de cet accord, elle devrait débuter à la fin du mois d'avril.
Seul vaccin à virus inactivé en développement en Europe
L'entreprise implantée à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) a indiqué dans un communiqué que le VLA2001, nom du vaccin, avait été « bien toléré » et que « aucun problème de sécurité » n'avait été identifié parmi les 153 participants des phases 1 et 2. C'est pour l'instant le seul vaccin à virus inactivé en développement en Europe. Cette technologie devrait permettre, entre autres, une conservation plus simple par rapport aux vaccins à ARNm.

Valneva résulte de la fusion du français Vivalis et de l'autrichien Intercell en 2013. L'entreprise possède deux sites de production de vaccin. Un premier à Livingstone, près d'Edimbourg en Ecosse, où est produit son vaccin contre l'encéphalite japonaise, et un second, à Solna en Suède, qui s'occupe lui du vaccin contre le choléra. Les deux usines permettront l'élaboration du vaccin contre le Covid-19 : la partie britannique pour la production de l'antigène et la suédoise pour la mise en flacon. Aussi, un des adjuvants du vaccin est fourni par l'américain Dynavax.
Valneva dispose aussi d'un site de recherche et de contrôle qualité en Autriche. Les étapes de recherche pré-clinique, quant à elles, se déroulent en France, à l'instar de certaines activités commerciales. La compagnie compte 60 collaborateurs dans l'hexagone, mais possède aussi d'autres filiales commerciales à l'étranger, comme aux Etats-Unis ou au Canada. Valneva espère obtenir une autorisation conditionnelle au second semestre 2021 pour la commercialisation de son vaccin et de premières livraisons à la fin de l'année. Le groupe avait déjà signé en septembre 2020 un accord avec le Royaume-Uni pour lui fournir 60 millions de doses à la fin 2021. Un contrat à 470 millions d'euros plus que bienvenu pour l'entreprise qui avait enregistré une perte nette de 25,6 millions d'euros au premier semestre 2020.



