L'Usine Nouvelle. - Où en est Railcoop dans son plan de développement ?
Nicolas Debaisieux. - Nous suivons notre programme. Notre coopérative compte maintenant 7 000 sociétaires, des personnes physiques, des agglomérations, des entreprises... Cette mobilisation a permis d’atteindre 1,5 million d’euros de capital social, le seuil requis pour pouvoir demander une licence d’entreprise ferroviaire. Nous saurons [en septembre ou en octobre prochain] si l’administration approuve notre demande, déposée en avril. (le ministère de la Transition écologique a octroyé, le mercredi 22 septembre, la licence d’entreprise ferroviaire à Railcoop, NDLR).
Votre ligne de fret est toujours prévue pour fin 2021 ?
Si tout se passe comme prévu, nous pourrons ouvrir notre premier service de fret ferroviaire entre Viviez-Decazeville (Aveyron), Capdenac-Figeac (Lot) et le hub logistique de Toulouse-Saint-Jory (Haute-Garonne) avant la fin de l’année, le 15 novembre. La navette effectuera un aller-retour quotidien. Tous les investissements sont faits en fonds propres. Nous prenons des risques, mais nous avons calqué notre offre sur la demande des industriels. Si cela fonctionne, l’idée est de dupliquer cette offre de fret sur d’autres territoires, plutôt en 2023.
Et les lignes voyageurs ? Où en est votre projet de ligne transversale entre Bordeaux et Lyon ?
Nous envisageons toujours d’ouvrir cette ligne en juin 2022. La commande de sillons a été validée, et nous prévoyons d’acquérir des autorails X72500 d’occasion. Nous avons prévu deux allers-retours par jour. Nous avons déjà notifié à l’Autorité de régulation des transports deux autres lignes voyageurs – Toulouse-Rennes et Lyon-Thionville – que nous espérons mettre en service en 2023. Nous avons huit autres demandes, dont il faut réaliser les études. La grille de lecture des sociétaires est de proposer des lignes complémentaires aux lignes existantes et d’avoir un impact territorial. Après il faudra mobiliser les financements.



